L’innovation en actions : efficacité des processus d’innovation

Lundi 20 juin 2011 npasquet Publié dans Actualités Innovation, La Tribune des Experts | Aucun commentaire »

L’ouvrage « L’innovation en actions » (disponible à l’adresse suivante : http://www.innovation-en-actions.fr/) mérite une pause lecture dans la vitesse ambiante. 

Cet opus, co-dirigé par Jérôme Billé, Antoine Dubedout et Nicolas Pasquet, est le fruit du colloque sur l’efficacité des processus d’innovation organisé conjointement par la chaire Ingénierie et Innovation de l’Ecole des Mines de Nancy et l’Association des Structures de Recherche Contractuelle (ASRC).

Le livre aborde quatre grands thèmes : le pilotage de l’innovation, l’accompagnement de l’innovation, le développement des connaissances et les tendances de l’innovation.

Quelles  bonnes raisons peuvent vous inciter à le feuilleter ?

1.    Le thème en lui-même
Les réflexions sur les processus innovation ont été depuis quelques années, selon moi, brouillées par les Systèmes de Management des Idées (SMI). Bien qu’outils essentiels dans le processus, ils étaient un peu devenus le processus, au risque d’éluder bon nombre de questions ou de mise en perspective plus systémique que “l’innovation en actions” remet à l’honneur.
Si la clé d’entrée du livre porte sur les processus innovation, le champ de réflexion est (enfin) ré-élargi : Qu’est-ce qu’un processus ? Pourquoi un processus ? Quel processus pour quels contextes ou pour quels écosystèmes ? Portés par quels hommes ? Avec quels objectifs et pour quels résultats ?

2.      Un éclairage neuf et large grâce à un croisement inédit de regards experts
- “Artisans de l’innovation” issus de grands groupes d’entreprises de taille intermédiaire, de PME,
- Responsables de structures privées de recherche et de développement technologique que sont les SRC,
- Acteurs publics soutenant l’innovation et le développement économique, 
- Experts académiques et des consultants en management des processus d’innovation.

3.  Un bon équilibre entre cas concrets et réflexions plus académiques
Que vous soyez experts en innovation ou partie prenante de l’innovation, la combinaison de cas concrets et de réflexions académiques est assez équilibrée pour maintenir l’intérêt tout au long de l’ouvrage.

4.   Une base de réflexion pour re-questionner vos processus
Le livre n’apporte pas de recettes, ni de méthodologies-prêtes-à-être-appliquées mais beaucoup d’informations et d’idées qui ne devraient pas manquer d’ouvrir soit de nouvelles pistes de réflexion, de nouvelles idées de connexion ou plus simplement de réfléchir à vos propres processus innovation.

5.   Quelques questions choisies auxquelles vous trouverez des réponses…
- Qu’est-ce que la pertinence de l’innovation ?
- Quels sont les quatre cas de processus d’innovation ?
- Qu’est-ce que vendre du procédé innovation ?
- Quelles sont les normes en préparation en matière de management de l’innovation ?
- Pourquoi la “vieille méthode” du compagnonnage peut-elle être pertinente pour le transfert de connaissances ?
- Pourquoi et comment une Toute Petite Entreprise peut-elle avoir besoin d’un processus d’innovation ?
- Quel est le rôle des SRC (Sociétés de Recherche Contractuelle) dans l’écosystème de soutien aux entreprises ?
- etc….

Je conclus avec deux citations extraites de “l’innovation-en-actions” :

 

- “L’innovation est un processus de transformation des sociétés.”- “L’innovation est beaucoup plus une question de comportements que de connaissances.”

Marianne Dekeyser - http://lesideesquiparlent.blogspot.com/

 

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A quand un CPI Corporate?

Lundi 20 juin 2011 npasquet Publié dans La Tribune des Experts | Aucun commentaire »

Le programme CPI se concluait le 31 mai dernier par son Trade Show, sorte de point final à un programme innovation inédit, par son ambition, par son caractère pluridisciplinaire, et de longue haleine, puisqu’il permet aux étudiants de « vivre » de A à Z les étapes et les aléas d’un vrai projet d’innovation.

Comme chaque année, la diversité et l’intérêt des projets sont à l’image de l’innovation :

Une innovation plurielle : nouveaux services, nouveaux produits, nouveaux usages, nouvelles façons de consommer, d’acheter…

Une innovation dont le seul juge reste le marché : les « petites » innovations sont parfois de grands pas dans certains contextes et pour certaines entreprises quand les « grandes » nous laissent alors entrevoir d’autres futurs possibles.

Une innovation portée par des équipes qui ont ainsi découvert les 5 « H » aspirés et pourtant essentiels de l’[H]innovation : Humanité, Humilité, Himagination, Honnêteté et Humour.

 

À la fin de cette journée intense, des prix sont décernés. Tous les participants sont en réalité des gagnants :

les étudiants, pour les raisons citées ci-dessus mais aussi parce qu’avant d’apprendre à faire différemment,ils ont tous dû désapprendre ce qu’ils avaient savaient auparavant sur « qu’est-ce qu’un problème innovation ?», « qu’est-ce que travailler en équipes ? », « qu’est-ce que produire un résultat tangible et qui fait la différence ? »

les encadrants qui se nourriront de cette nouvelle année pour imaginer la suivante,

les entreprises qui « repartent » avec des réponses mais aussi de nouvelles questions et peut-être la même que celle que je me suis posée en quittant le Trade Show : « pourquoi faire la différence uniquement aujourd’hui ? » « Pourquoi les entreprises ne prolongeraient-elles pas cette dynamique en interne sur d’autres sujets innovation, en créant leurs programmes CPI ? »

 

Marianne Dekeyser

 

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Solar Impulse, les ailes du soleil

Vendredi 1 avril 2011 Arnaud Bonhomme Publié dans Non classé | Aucun commentaire »

UNESCO, le 31 mars 2011

J’étais hier à l’Unesco pour une projection en avant première du film « les ailes du soleil », film qui retrace une aventure extraordinaire, celle d’un projet dont le synopsis est le suivant :

« Il y a près de 10 ans, face aux défis énergétiques énormes de la planète, des hommes se sont réunis autour d’un rêve fou : faire voler nuit et jour un avion propulsé uniquement à l’énergie solaire. Une épopée qui a nécessité des années de recherches et d’études par des ingénieurs aéronautiques de pointe épaulés par toute une équipe réunie autour de deux hommes : Bertrand Piccard & André Borschberg. Ensemble, ils ont dessiné et construit un prototype d’avion solaire de la taille d’un Airbus, d’une performance encore jamais réalisée et capable de voler en ne consommant que de la lumière… Mais si ce message d’espoir veut franchir les frontières et faire le tour du monde, cet avion doit être en mesure de voler jour et nuit… ».

Ce film sera diffusé sur Arte, le vendredi 8 avril à 22h10 et je vous invite à le découvrir.

A l’issue de la projection, Bertrand Piccard et André Borschberg ont commenté leur aventure. J’ai retenu cinq idées maitresses qui résonnent parfaitement dans l’univers CPI et qu’il me semblait important de rapporter et de partager avec la communauté.

Je n’ai pas pu noter les paroles exactes, mais dans l’esprit, ce qui a été dit et ce que j’en ai retenu peut se résumer ainsi :

Aller voir ailleurs. Quand on a été voir les industriels de l’aéronautique, ils nous ont dit que c’était impossible. On s’est alors tournés vers le monde de la construction nautique. Ils ne pouvaient pas savoir que c’était impossible, ils nous ont donc dit oui … et on a réussi !

Ne pas courir derrière la technologie. Les technologies que nous utilisons pour faire voler notre avion en 2011 existaient déjà toutes en 2007. Il y a déjà suffisamment de technologies disponibles sur terre pour changer les choses, innover et réaliser les rêves les plus fous.

Concentrer ses efforts, sans relâche et sans concession, sur l’essentiel. Ceci suppose en préalable d’être capable de définir l’essentiel. Dans le cas présent, les points essentiels sont au nombre de trois. Le poids : comment faire un avion de l’envergure d’un A380 (65 m) et qui pèse le poids d’une petite voiture (1500 kg). Le rendement électrique : 100% de chaque Watt produit doit être consacré au vol et à rien d’autre. La robustesse : derrière ce critère sont en jeu la sécurité du pilote et la protection du capital investi.

Réunir une équipe pluridisciplinaire et s’attacher à la faire fonctionner. Le projet a réuni une équipe de 70 personnes venant d’univers variés (ingénieurs aéronautique, chimistes, énergéticiens, informaticiens, psychiatres, designers, pilotes d’essai, médecins, communicants, ingénieurs méteo, …). En tant que manager de l’ensemble, André Borschberg a passé une grande partie de son temps à gérer les confrontations de points de vue, les conflits dans certains cas, mais au bout du compte ce sont de nouvelles synthèses qui ont émergé et ont permis de réussir l’impossible.

Croire en l’homme et en sa capacité à relever les défis les plus fous pour préserver la planète et améliorer les conditions de vie de chaque individu sur terre.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur Arte le 8 avril ou sur le site Solarimpulse.

http://www.solarimpulse.com/

Arnaud Bonhomme

Président Fondateur

aBria Service Design

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Le Concept Show, kesako ?

Jeudi 17 mars 2011 marie Publié dans 2011, 2011| Evénements, Concept Show | Aucun commentaire »
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Mardi dernier 15 Mars s’est déroulé le Concept Show à l’ESSEC Executive Education, au CNIT à La Défense.

Mais, au fait, le Concept Show, Kesako ? Que s’y passe-t-il ?

Le Concept Show, c’est l’événement du programme CPI qui marque la fin de la deuxième partie du programme (NDLR : sur les trois parties que compte le programme par an). Pour sceller la fin de cette deuxième partie, entreprises, membres du jurys et étudiants avaient rendez-vous autour de quatre moments forts :

Tout d’abord, l’allocution de Laurent BIBARD a présenté les ressorts de l’innovation en entreprise. Elle peut sembler intégrée comme une évidence. A priori, de nombreuses personnes qui, dans leur quotidien de travail, ne seront pas forcément à l’écoute d’une démarche de changement, de nouveaux produits ou services proposés par les équipes. Aux étudiants d’expliciter clairement, comme une évidence, leur projet. Faire de ce qui est un bruit dans l’entreprise une véritable information. Le projet des étudiants doit devenir une nécessité pour les membres de l’entreprise. Laurent BIBARD amorce ainsi la distinction entre les programmes et les anti-programmes de l’entreprise, ceux qui vont soutenir un projet et ceux qui vont y être plus résistants.

Dans un 2ème temps, la diffusion en séance des webpitchs.

Mais, qu’est-ce qu’un webpitch ? Un webpitch, c’est la présentation en 3 minutes du concept des étudiants dans un format en lecture seule. Le webpitch présente les usages en reflétant le point de vue du consommateur, la prise en main du produit ou du service, sa consommation et son achat. Il présente l’écosystème global du produit. Le webpitch démontre l’unicité, l’avantage concurrentiel et l’innovation du produit ou du service. Le webpitch doit être simple, clair et percutant. Regardez le webpitch suivant qui présente le concept d’Apple, équipe CPI 2010.

I am FoR U -CPI team Apple webpitch par cpiwebpitch

Et pour les équipes CPI 2011, regardez les préparatifs des webptichs des différentes équipes !

Montage des Webpitchs par creation_produit_innovant


Ensuite, dans un 3ème temps, les équipes ont exposé à leurs camarades étudiants, pendant une heure, aux jurys et aux représentants d’entreprise, leurs premiers essais de prototype. Suivant les conseils de Sushi SUZUKI, ils ont fait des tests, ils ont essayé, ils ont recommencé, ils ont fait des propositions et se sont vus challengés par leur auditoire sur de nombreux points afin de leur permettre d’affiner leur concept et de le matérialiser.

Enfin, après un débriefing, une discussion, une séance de travail ou un nouveau brainstorming avec leurs représentants d’entreprise, avait lieu la revue de projet de chaque équipe devant leur jury et leurs représentants d’entreprise. Les étudiants ont pu présenter leur concept, son contexte, son évolution depuis la dernière revue de projet, les résultats des tests auprès des utilisateurs, les premiers éléments de business model et leur feuille de route jusqu’aux présentations finales : le jury et le Trade Show.

Mais, le Trade Show, Kesako ? Rendez-vous très bientôt sur le blog pour avoir toutes les informations !

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NewShop by Carrefour, projet CPI 2010, fait parler de lui dans la presse !

Vendredi 11 mars 2011 marie Publié dans 2010 | Projets CPI, CPI dans la presse | Aucun commentaire »
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Un an déjà ! Dans les projets CPI 2010, il y avait l’équipe Carrefour qui travaillait sur une problématique de shopping virtuel en 3 dimensions !

Ils ont travaillé avec Dassault Systèmes pour proposer un service conçu pour vous, avec vous et autour de vous !
Un ensemble de services fluides et cohérents vous permettant de faire vos achats confortablement et simplement depuis un terminal connecté à votre ordinateur.

Vous aviez peut-être lu leur article de communication sur ESSEClive.com.

… Le 10 mars dernier, dans le magazine 01 Informatique, Business et technologies, un article sur les innovations en stratégie marketing parle de ce projet. Les projets CPI 2010 sèment de petites graines d’innovation.

Retrouvez l’article et la capture d’écran dans les images ci-dessous, particulièrement la fin de la page 3 et la page 4 !!

Equipe Carrefour 2010 : Constance JEANPERRIN, Clémence DE LA SERRE, Marc-Antoine METAIS, Guillaume MOHR, Alban DE LAVEAUCOUPET, Nicolas BONIN, Jean-Sébastien VERWAERDE, Jérémy CATELIN, Lola BARTHELEMY, Etienne GATTI et Marie ANDRE

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Le prototypage : A la rencontre de Sushi Suzuki, expert et professeur au programme ME310 de Stanford

Mardi 15 février 2011 marie Publié dans 2011, Non classé | Aucun commentaire »
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Sushi SUZUKI est professeur à l’école des Ponts – Paristech, c’est un expert en prototypage, phase importante d’un projet d’innovation et de design thinking.
Nous l’avons rencontré, mardi 8 Février dernier, lors de la séance avec les étudiants du programme CPI.

Sushi SUZUKI a été directeur exécutif du programme ME310, design Innovation à la prestigieuse université de Stanford (Californie). Mais, au fait, qu’est-ce que cet ovni, le programme ME310 ?

Nous avons demandé à notre invité de nous éclairer de sa vision sur le design thinking, écoutez le…

Mais revenons à l’objet de la visite de Sushi SUZUKI qui nous parle des bénéfices du prototypage….

Et alors, qu’a pensé notre guest star de sa journée avec le programme CPI et ses étudiants ?

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La PDR, fin de la première phase du programme CPI, présentée par l’équipe Orange

Lundi 17 janvier 2011 marie Publié dans Non classé, PDR | Aucun commentaire »
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Le 12 Janvier dernier avait lieu, à Strate College Designers, la Preliminary Design Review du programme CPI 2011.

Cette grande journée de travail qui a réunit les entreprises partenaires, les étudiants Imagine et Concept, leurs tuteurs et les jurys, a permis d’aboutir aux embryons des projets définitifs qui seront présentés lors du Trade Show fin Mai !

Mais, que se passe-t-il lors de la PDR ? Les étudiants Imagine effectuent leur présentation finale, les étudiants concept présentent leurs scenarios d’usage, les entreprises font leurs retours. L’ensemble des protagonistes travaille ensemble pour créer des synergies efficientes.

L’équipe Orange CPI 2011 qui travaille sur l’innovation dans la santé nous présente cette journée à travers son projet. Tuteur, responsable d’entreprise et étudiants témoignent.

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Adam Smith, adepte de la conception centrée sur l’utilisateur ?

Mardi 2 novembre 2010 Arnaud Bonhomme Publié dans La Tribune des Experts | 1 commentaire »

Innover c’est concevoir d’abord, réaliser ensuite. Simple me direz vous ! Pas si simple pourtant, car concevoir et réaliser opposent deux vérités, celle du concepteur d’une part et celle de l’utilisateur d’autre part. « La vérité ,pour l’un, fut de bâtir, elle est, pour l’autre, d’habiter. » disait Saint Exupéry dans Terre des Hommes.

Pas si simple non plus dans les faits ! Et les chiffres le confirment car nombreux sont les exemples, où les produits et services imaginés par les seuls acteurs de la conception ont été des échecs retentissants. Plus de la moitié des produits et services ne trouvent jamais leur marché et sont retirés dans les 12 mois qui suivent leur lancement. Pourtant la vérité implacable des études de marché, des choix technologiques, du business model, des CVs de l’équipe dirigeante, …, laissaient penser le contraire.

Alors comment faire ? Commencer par reconnaître qu’innover, c’est imaginer et concrétiser la rencontre de ces deux vérités. Si la vérité pour Google, en tant qu’institution, est de développer le moteur de recherche le plus puissant de la planète, la vérité pour l’utilisateur est de trouver le plus vite possible. Cette dernière vérité ainsi exprimée devient une spécification dimensionnante et structurante de l’interface : un écran de saisie réduit au minimum (un seul champ) et un temps de réponse qui s’affiche en millisecondes.

Pourquoi, est-ce essentiel de viser la rencontre de ces deux vérités ? Parce que c’est elle qui soutient la robustesse du modèle global. Et pour ceux qui en douteraient encore, je ne peux que leur conseiller de relire Adam Smith, dans The Wealth of Nations, Book IV, chapter II, dont est extrait le paragraphe suivant :

“Chaque individu …n’entend ni promouvoir l’intérêt général, ni ne sait de combien il l’avance, … il vise seulement sa propre sécurité ; et en dirigeant son labeur afin que sa production soit de la plus grande valeur possible, il vise seulement son propre gain. Et il est dans ce cas, comme dans bien d’autres, conduit par une main invisible à promouvoir une fin qui n’était nullement dans son intention. Et ce n’est pas toujours le pire pour la société que telle n’ait pas été son intention. En poursuivant son propre intérêt il avance fréquemment celui de la société mieux que s’il avait été dans son intention de le faire. »

Evident ! Oui, mais … la difficulté vient du fait qu’il est particulièrement ardu d’exprimer la vérité pour l’utilisateur, et ceci pour deux raisons principales. La première raison c’est qu’il revient au concepteur d’exprimer cette vérité alors que son regard est biaisé par sa propre vérité. La seconde raison, c’est que bien souvent, l’utilisateur lui-même n’est pas conscient de sa propre vérité. L’interroger ne sert donc à rien dans la plupart des cas.

Comment faire ? Suite au prochain épisode …

Arnaud Bonhomme

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Innover, c’est du bricolage

Mercredi 27 octobre 2010 npasquet Publié dans La Tribune des Experts, Non classé | 1 commentaire »

“Innover c’est bricoler”… Cette affirmation d’apparence surprenante pour un univers teint de haute technicité, relate en fait de manière très fidèle le processus d’innovation et cela à plusieurs degrés.

En effet, le processus d’innovation, et en particulier l’innovation de rupture ou encore l’innovation radicale, est une aventure risquée qui s’attaque généralement à des domaines pas ou peu explorés, dont on ne peut supposer ni la pertinence sociale, technologique et encore moins économique. Mais il faut bien se lancer un jour ou l’autre et repousser les limites du possible et du faisable. Et c’est en cela que l’innovation peut être considérée comme du bricolage ou encore du braconnage au sens de Michel de Certeau.

Pour de Certeau, la lecture est envisagée comme un braconnage au travers duquel le lecteur recompose le texte d’un auteur avec ses propres références culturelles. Dans cette optique, “les usages sont appréhendés comme des pratiques inventives et créatives qui participent de «l’invention du quotidien »”. Il s’agit alors d’une «poïétique» (en grec poïen qui signifie créer) invisible, rusée et silencieuse. Cette activité créatrice quotidienne, de Certeau la qualifie de braconnage. En somme, la stratégie du braconneur se résume à un détournement de l’acte de propriété. Ceci ne manque pas de nous rappeler les travaux rendus célèbres de Kim et Maubeuge. Ces derniers insistent sur le fait que nombre de stratégies gagnantes ont eu pour orientation principale de “chasser” sur de nouvelles terres (les océans bleus), laissant les terrains de chasse conventionnels (les océans rouges) aux concurrents qui n’ont pas su réinventer leurs relations à l’environnement.

Mais le bricolage, et par là-même l’innovation, ne se résume pas à ce détournement sémantique de l’acte de propriété. Le bricolage, comme l’expose si bien Lévi-Strauss, éclaire aussi la dimension praxéologique du processus d’innovation.

Pour Lévi-Strauss « le bricoleur est apte à exécuter un grand nombre de tâches diversifiées ; mais, à la différence de l’ingénieur, il ne subordonne pas chacune d’elles à l’obtention de matières premières et d’outils, conçus et procurés à la mesure de son projet : son univers instrumental est clos, et la règle de son enjeu est de toujours s’arranger avec les “moyens du bord”, c’est-à-dire un ensemble à chaque instant fini d’outils et de matériaux, hétéroclites au surplus, parce que la composition de l’ensemble n’est pas en rapport avec le projet du moment, ni d’ailleurs avec aucun projet particulier, mais est le résultat contingent de toutes les occasions qui se sont présentées de renouveler ou d’enrichir le stock, ou de l’entretenir avec les résidus de constructions et de destructions antérieures ».

Le bricoleur levistraussien (et on reconnaît en lui nombre de bricoleurs du dimanche !) poursuit cette stratégie d’accumulation de moyens et de ressources sans qu’il y ait un but précis et clairement défini, mais avec l’espoir vivace que ce stock puisse servir un jour.

Il est ainsi redoutable d’efficacité…. peut être pas d’efficience, mais il laissera cela volontiers à l’ingénieur. Peu importe la forme, l’essentiel est que ça marche! Le bricoleur levistraussien sait saisir les opportunités et y répondre avec célérité. Il est à la fois un créateur de concepts et un excellent manager des ressources et des technologies qui forment son capital.

Cette approche du bricolage à travers les travaux de Michel de Certeau et Claude Levi Strauss montre bien que les caractéristiques du braconneur, de par sa capacité à dépasser les cadres établis, et celles du bricoleur, de par son habilité et sa dextérité, nous renseignent sur les compétences nécessaires pour innover avec justesse et pertinence. On ne saurait alors trop conseiller aux différentes organisations (centres de R&D, ateliers d’innovation,…) de favoriser du mieux qu’elles peuvent, les attitudes de bricolage en leur sein.

Nassef Hmimda

 


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Shanghai 2010 -The CPI Way

Mercredi 20 octobre 2010 marie Publié dans 2010| Shangai, Non classé | Aucun commentaire »
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Impression des gagnants de CPI 2009 partis à Shangai, épisode 5, dernier épisode !

Au fil des lignes et des articles, nous retrouvons nos impressions, nos curiosités, nos déceptions mais aussi nos surprises et notre enchantement !

Dans cet article, nous continuerons à vous promener dans les allées de l’exposition, au milieu des pavillons, ceux que nous avons visités et qui nous ont marqué ainsi que ceux dont les portes nous sont restées fermées et que nous regrettons.

Prenons du beau pour commencer !

Le Canada ! Un des plus populaires de l’exposition pour sa forme communautaire : courbé comme la lettre C offrant ainsi un vaste espace à l’intérieur favorisant l’échange.

Le pavillon a été conçu par  le cirque du soleil d’où l’originalité de son contenu interactif invitant au jeu et à la découverte des thématiques vertes.

Ainsi, en plus des matériaux en bois, des techniques de projections modernes et innovatrices utilisées, le pavillon invite à l’échange. Il faudra par exemple enfourcher des bicyclettes et pédaler pour se voir projeter autour de soi la vision qu’apporte le Canada d’un monde nouveau où la verdure et le communautarisme priment.

Nous avons ensuite visité l’incontournable, le pavillon de la première puissance mondiale, les Etats-Unis. Malgré l’important nombre d’investisseurs présents pour ce pavillon, sa grandeur n’égalait pas celle du pays qu’il représentait.

Toutefois,  le pavillon reflète à plusieurs niveaux la culture américaine. Après avoir croisé des shows d’enfants déguisés en pop stars, nous avons été accueilli par le sourire de ses habitants qui font patienter les groupes de visiteurs en échangeant avec eux en chinois.


Succède ensuite un discours du président américain, diffusé dans une sorte de salle de cinéma, qui prône et rappelle l’ouverture de son pays et sa diversité. D’ailleurs le pavillon américain doit sa notoriété aux nombreuses personnalités (ex : Arnold Schwarzenegger) qu’il accueille ponctuellement et que nous n’avons malheureusement pas eu la chance de croiser.

La dernière salle du pavillon projette un film en 4D en harmonie avec le thème de l’exposition ‘meilleure ville, meilleure vie’.
On y suit l’histoire d’une petite fille de 10 ans qui essaie de transformer un morceau de terre dégradée en une oasis et qui finit par y arriver quand le voisinage unit ses forces pour l’aider.

Le pavillon américain bien que chaleureux nous a quelque peu déçu par son manque de contenu innovant. Heureusement que l’Argentine, sans innover, et en répondant même à la désignation  d’office de tourisme mondial nous a transporté pour quelques instants magiques à travers ses spectacles de Tango.


Notre inaccessible fut le pavillon chinois. Impressionnant de part sa forme et sa hauteur, c’était le pavillon le plus populaire de l’exposition et y accéder nécessitait une réservation avec plusieurs jours d’avance.



Pour conclure, nous sommes sans doute partis avec une idée différente de ce que représentait l’Exposition Universelle mais celle ci en valait définitivement le détour et l’expérience CPI encore plus !

La notre a duré deux ans pendant lesquels, nous avons appris à se connaître, s’apprécier, reconnaitre les qualités de chacun et en prendre avantage ! A refaire sans hésitation !

En conjuguant la Chine à l’Exposition Universelle, nous retrouvons une nostalgie naissante sur nos visages au moment de quitter ce pays, si différent des nôtres, où l’insolite a rempli nos quotidiens mais aussi où l’aventure CPI a pris fin.

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