L’innovation en actions : efficacité des processus d’innovation

Lundi 20 juin 2011 npasquet Publié dans Actualités Innovation, La Tribune des Experts | Aucun commentaire »

L’ouvrage « L’innovation en actions » (disponible à l’adresse suivante : http://www.innovation-en-actions.fr/) mérite une pause lecture dans la vitesse ambiante. 

Cet opus, co-dirigé par Jérôme Billé, Antoine Dubedout et Nicolas Pasquet, est le fruit du colloque sur l’efficacité des processus d’innovation organisé conjointement par la chaire Ingénierie et Innovation de l’Ecole des Mines de Nancy et l’Association des Structures de Recherche Contractuelle (ASRC).

Le livre aborde quatre grands thèmes : le pilotage de l’innovation, l’accompagnement de l’innovation, le développement des connaissances et les tendances de l’innovation.

Quelles  bonnes raisons peuvent vous inciter à le feuilleter ?

1.    Le thème en lui-même
Les réflexions sur les processus innovation ont été depuis quelques années, selon moi, brouillées par les Systèmes de Management des Idées (SMI). Bien qu’outils essentiels dans le processus, ils étaient un peu devenus le processus, au risque d’éluder bon nombre de questions ou de mise en perspective plus systémique que “l’innovation en actions” remet à l’honneur.
Si la clé d’entrée du livre porte sur les processus innovation, le champ de réflexion est (enfin) ré-élargi : Qu’est-ce qu’un processus ? Pourquoi un processus ? Quel processus pour quels contextes ou pour quels écosystèmes ? Portés par quels hommes ? Avec quels objectifs et pour quels résultats ?

2.      Un éclairage neuf et large grâce à un croisement inédit de regards experts
- “Artisans de l’innovation” issus de grands groupes d’entreprises de taille intermédiaire, de PME,
- Responsables de structures privées de recherche et de développement technologique que sont les SRC,
- Acteurs publics soutenant l’innovation et le développement économique, 
- Experts académiques et des consultants en management des processus d’innovation.

3.  Un bon équilibre entre cas concrets et réflexions plus académiques
Que vous soyez experts en innovation ou partie prenante de l’innovation, la combinaison de cas concrets et de réflexions académiques est assez équilibrée pour maintenir l’intérêt tout au long de l’ouvrage.

4.   Une base de réflexion pour re-questionner vos processus
Le livre n’apporte pas de recettes, ni de méthodologies-prêtes-à-être-appliquées mais beaucoup d’informations et d’idées qui ne devraient pas manquer d’ouvrir soit de nouvelles pistes de réflexion, de nouvelles idées de connexion ou plus simplement de réfléchir à vos propres processus innovation.

5.   Quelques questions choisies auxquelles vous trouverez des réponses…
- Qu’est-ce que la pertinence de l’innovation ?
- Quels sont les quatre cas de processus d’innovation ?
- Qu’est-ce que vendre du procédé innovation ?
- Quelles sont les normes en préparation en matière de management de l’innovation ?
- Pourquoi la “vieille méthode” du compagnonnage peut-elle être pertinente pour le transfert de connaissances ?
- Pourquoi et comment une Toute Petite Entreprise peut-elle avoir besoin d’un processus d’innovation ?
- Quel est le rôle des SRC (Sociétés de Recherche Contractuelle) dans l’écosystème de soutien aux entreprises ?
- etc….

Je conclus avec deux citations extraites de “l’innovation-en-actions” :

 

- “L’innovation est un processus de transformation des sociétés.”- “L’innovation est beaucoup plus une question de comportements que de connaissances.”

Marianne Dekeyser - http://lesideesquiparlent.blogspot.com/

 

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Exposition universelle ou “office du tourime mondial”?

Mercredi 15 septembre 2010 marie Publié dans 2009 | Evènements, 2009 | Projets CPI, 2010| Shangai, Actualités Innovation, Focus Projet | Aucun commentaire »

Impression des gagnants de CPI 2009 partis à Shangai, épisode 2 !

159 ans après l’inauguration de la grande exposition de 1851 à Londres, la Chine accueille entre mai et novembre 2010 la plus grande Exposition Universelle jamais réalisée,

 

Quand la capitale anglaise réussissait le pari fou de recevoir 6 millions de visiteurs, un siècle plus tard, ce sont plus de 100 millions de visiteurs qui foulent le sol chinois, espérant être éblouis par les dernières pratiques et avancées technologiques en matière d’innovation urbaine. C’est dans cette optique que nous sommes partis le 3 juillet 2010 pour Shanghai.

 

Après avoir arpenté pendant quelques heures les allées surpeuplées du gigantesque site de l’Exposition, nous nous rendons compte progressivement que la réalité ne correspond pas à ce que nous avions imaginé.

 

En 1851, lors de l’inauguration de la première Exposition Universelle en Angleterre, les visiteurs représentent toutes les nations d’Europe voire même au-delà. Tous veulent voir les réalisations de la nouvelle ère industrielle qui est en train de naître. En revanche, à Shanghai, les visages que nous croisons aux détours des allées, dans les files d’attentes, ou encore à l’intérieur des pavillons, sont ceux de chinois. Ils représentent plus de 90% des visiteurs et viennent de toutes les provinces du pays.

 

Chinois, mais issus pour la plupart de la classe moyenne, voire populaire selon Jian Li, un jeune architecte rencontré dans l’un des restaurants branchés de la concession française. Originaire de Shanghai, Jian vit une partie de l’année à Barcelone et l’autre en Chine. A priori sensible au thème de l’Exposition « Meilleure ville, meilleure vie », il nous confie qu’il n’est pas encore allé visiter l’Expo et qu’il n’ira probablement pas. Les quelques stations le séparant de cet événement mondial et historique pour son pays, n’y changeront rien. D’ailleurs, pour lui comme pour la plupart de ses amis, le « spectacle » n’en vaut pas la chandelle.

 

Même si l’élite shanghaïenne boude l’événement, cette Exposition Universelle cible très clairement tous les chinois. Aujourd’hui les enjeux ne sont plus les mêmes ; le pays organisateur ne cherche plus à séduire les visiteurs du monde entier, mais ce sont bien les pays exposants, en d’autres termes, le monde, qui tente par tous les moyens de séduire son hôte : la Chine, un potentiel business inestimable pour un occident qui s’essouffle.

 

Cette réalité, en partie assumée, a toutefois un impact sur l’événement. Le temps où l’on présentait les dernières découvertes scientifiques qui allaient changer le monde est bel et bien révolu. Aujourd’hui, les innovations technologiques ne sont plus à la gloire du progrès et des hommes qui les ont inventées ; elles soutiennent les stratégies marketing de chaque pays exposant. Lorsque l’Arabie Saoudite dépense des millions de dollars pour accueillir dans son pavillon le plus grand écran du monde et projette des images de désert et autres représentations caricaturales du folklore national, l’expérience est tristement pauvre et dénuée de sens pour le visiteur. Une fois encore, le thème de l’innovation urbaine est éludé. La forme l’emporte sur le fond. Cette impression se confirme lorsque nous rencontrons dans le pavillon du Maroc, Yassin, un jeune membre de la délégation Marocaine. Dans un anglais parfait, il nous explique sur un ton détaché que l’objectif des pays exposants est très simple : « Nous voulons une chose, que les chinois se souviennent du nom de notre pays et au mieux, qu’il sache le placer sur une carte »

L’Exposition Universelle, dans son sens historique, n’est plus. Les pays n’exposent plus leur vision de l’avenir mais s’exposent tout simplement. L’objectif consiste donc à promouvoir son pays auprès de la nation en passe de devenir la première puissance mondiale. L’Exposition Universelle est-elle vouée à devenir un « office du tourisme mondial » ? Faut-il regretter l’ambition des premières Expositions ?

Même si ces deux questions restent en suspens pour l’instant, nous espérons en tout cas que la prochaine Exposition Universelle de 2015 à Milan nous aidera à y répondre.

Par l’équipe gagnante du programme CPI 2009, équipe Orange

 

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Initiative Entreprise-et-Design.fr du Ministère de l’Economie

Jeudi 6 mai 2010 jcc Publié dans Actualités Innovation | Aucun commentaire »

Zoom aujourd’hui sur l’initiative Entreprise et Design du Ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi qui a pour objectif la sensibilisation des PMI-PME à la démarche Design. Elle les invite ainsi à optimiser leur stratégie, leur positionnement et leur process industriel grâce au design et leur fournit pistes et contacts pour les accompagner dans cette démarche.

Vous pourrez y retrouver notamment plusieurs ressources liées au Design, avec une vraie pluralité des approches et opinions liées au Design.

Nous vous recommandons également la chaine Dailymotion associée : http://www.dailymotion.com/entreprise-et-design

Le programme CPI ne pouvait que saluer cette initiative gouvernementale qui, tout comme notre programme, participe activement à l’évangélisation et la diffusion du Design en France.

Les visiteurs du Trade-Show CPI 2010 aurons peut-être la chance de rencontrer France Lacoeuilhe et Jean-François Serre, pilotes de la mission Design et Création du Ministère de l’Industrie, qui nous font le plaisir d’assister à l’évènement cette année.

Plus d’information sur leur site : http://www.entreprise-et-design.fr


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En direct de la Silicon Valley : Startup Idol, le meilleur moment pour lancer sa startup

Samedi 25 juillet 2009 admin Publié dans Actualités Innovation | Aucun commentaire »

Charles Gourio, alumni CPI 2009 (projet Qualcomm) et analyste à l’Atelier US de BNP Paribas partage avec nous son expérience d’insider de l’innovation des start-up de la Silicon Valley.

Le 23 juillet était organisé dans la Silicon Valley l’évènement Startup Idol où des intervenants du monde de l’entreprenariat et du capital risque ont donné pendant toute une journée des conférences sur le lancement de startups web. La journée s’est terminée par un concours de « pitch » par 5 startups web innovantes.

La journée a commencé par deux présentations de la part de deux investisseurs en capital risque. La première présentation donnait des conseils aux entrepreneurs sur comment faire des bons « pitchs » aux investisseurs. Un pitch est une présentation de son entreprise, qui peut durer 1 minute lors d’une première approche, ou 20 minutes lors d’un entretien plus poussé. Le deuxième intervenant a présenté les tendances de l’investissement des fonds de capital risque, qui indiquent que l’investissement repart au cours du deuxième trimestre 2009.

A suivi une présentation sur la façon de marketer sa start-up. Pour des start-ups et surtout pour des startups internet, le moyen le plus efficace et le moins onéreux de se faire connaitre soit à travers les blogs, les réseaux sociaux ou ce genre d’outils en ligne.

Ensuite, se sont succédés plusieurs intervenants du monde de l’entreprenariat dont le message était de se recentrer sur le produit et ne pas essayer à tout prix de lever des fonds, ce qui peut être très couteux en temps et en énergie. Ces intervenants ont souligné que le moment était propice à la création de startup : le prix de l’immobilier n’est pas cher et des individus de talents sont sur le marché du travail. L’esprit était typique de la Silicon Valley, avec des conseils comme : la passion est beaucoup plus importante que les idées, les idées sont mauvaises au début et c’est en échangeant avec des clients que les idées s’améliore et devient de bonnes idées, ou ce n’est pas grave de rater du moment que l’on comprend rapidement son échec et que l’on réagit vite « fail fast, fail often, and fix it ». Un autre conseil intéressant, est d’échanger avec le maximum de personnes (30/semaine quand on monte une startup) pour avoir des points de vu différents, se faire des contacts, et créer un buzz.

Donc il faut absolument aimer ce que l’on fait pour réussir. Une fois que vous avez trouvé votre passion, allez-y ! « Regret for the things we did can be tempered by time; it is regret for the things we did not do that is inconsolable », Sydney Smith.

Pour terminer la journée, 5 start-ups se sont succédées pour le concours de pitch. Pixelpipe et Jibemobile sont deux applications pour téléphone mobile qui servent à partager des photos ou des vidéos, ainsi qu’à participer à plusieurs réseaux sociaux. Indinero est une startup lancé par de jeunes étudiants de Berkley (qui avaient à peine 20 ans, impressionnant) qui consiste à aider les PME à mieux gérer leurs finances. Mreplay a présenté son moteur de recherche en temps réel sur à la fois la télévision qui est retranscrite, sur le web, sur Twitter, sur des vidéos, dans la presse, et sur les blogs, appelé livedash. Enfin, Feedback Jar est un site ou les consommateurs peuvent envoyer des retours d’expérience à des entreprises, et où les entreprises peuvent engager un dialogue avec les consommateurs.

Alors convaincu ?

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2 CPI Alumni participent au James Dyson Award

Mardi 7 juillet 2009 Fabrice Navrez Publié dans Actualités Innovation, Divers | Aucun commentaire »

Vous connaissez tous l’aspirateur Dyson ou encore le sèche main révolutionnaire Dyson dont nous vous avions parlé sur le blog. Vous connaissez par contre peut-être moins le concours organisé par James Dyson, le  James Dyson Award, visant à récompenser les innovations en terme de design. Ce concours est ouvert aux votes du public jusqu’au 20 juillet 2009.

Et ils sont deux valeureux CPI Alumni 2008, Hippolyte Bachelet & Quentin Blanchard, a participé à ce prestigieux concours.

Intéressons-nous à leur projet ANDY : aujourd’hui 13 français sur 1000 ont une déficience visuelle, et pourtant très peu d’infrastructures sont mises à leur disposition.  L’objectif de leur projet ANDY est de redonner de l’autonomie aux personnes malvoyantes et aveugles dans les supermarchés.

En effet, aujourd’hui, pour faire leurs courses, les malvoyants ont besoin de se faire aider par une personne du magasin. Grâce à ANDY, leur liberté, leur indépendance ou encore leur intimité n’est plus bafouée !

ANDY est composé de trois produits complémentaires :
- Un boîtier fixé  sur le guidon du caddie qui regroupe une fonction de géolocalisation par balise bluetooth, un écran braille, un lecteur de code barre et un émetteur bluetooth.
- Un gant équipé  d’un lecteur de puce RFID à tag passif et d’un émetteur bluetooth.
- Une oreillette bluetooth qui retranscrit oralement les informations envoyées par le boîtier et le gant.

L’utilisateur récupère ce matériel à l’accueil du magasin. Il choisit sa destination grâce à l’écran Braille, les informations sont traduites oralement par l’oreillette. Une fois arrivé dans le rayon souhaité, il passe la main (équipé du gant) sur les linéaires de produits et écoute l’information envoyée par la puce RFID. S’il souhaite une vérification et/ou des informations supplémentaires sur le produit, l’utilisateur peut scanner le code barre.


Avec ce projet ANDY, nos deux valeureux CPI Alumni souhaitent que les malvoyants retrouvent une sensation de liberté et d’indépendance lorsqu’ils font leurs courses !

Comment soutenir le projet :

Rendez-vous sur le site James Dyson Award

  1. Cliquer sur « voter maintenant »
  2. puis enregistrez-vous (ça prend 20 secondes)
  3. Sélectionnez la France.
  4. Cliquez sur le projet Andy, regardez notre projet, et en bas de page, mettez 10 étoiles.

Souhaitons une bonne chance à Hyppolite et Quentin en espérant la même issue pour Hyppolite qui avait été lauréat CPI 2008 avec le projet Mc Donald’s.


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Pour vous j’ai testé Stanford University

Lundi 22 juin 2009 olivier Publié dans Actualités Innovation | 3 commentaires »

Guillaume Dupuy (CPI’08 - il fut un des lauréats sa promo avec le Projet Orange African Tones) vient de finir  sa troisième année de Centrale Paris qu’il a effectuée à Stanford en Master. Il nous fait part de son expérience de 9 mois en Californie en plein cœur de la Silicon Valley.


En Californie, on est conscient qu’on est en avance sur le reste du pays. On mange bio. On conduit une Prius. On vote Obama. On est fier d’être depuis plusieurs décennies le fer de lance de l’innovation américaine. Depuis l’essor de l’informatique dans les années 70, la Silicon Valley a produit plus d’entreprises
technologiques que n’importe quelle autre région du monde. Apple, Intel, Nvidia, eBay, Yahoo!, Sun, Oracle, Cisco, Google, Adobe : la liste est longue. Beaucoup s’escriment à identifier la formule magique. Quels peuvent bien être les ingrédients qui ont fait et font encore aujourd’hui le succès de la Silicon
Valley ? Pete Chung, s’essayant à l’exercice lors de l’édition 2008 du MoHo, plaçait Stanford au centre d’un cercle vertueux de l’innovation. Après bientôt 9mois d’expérience personnelle – le temps d’une gestation – , c’est à mon tour de livrer mes impressions.

MONEY, MONEY, MONEY

Quand cela cessera-t-il de m’étonner ? Un nom, John Arrillaga, à tous les coins de rue. Une petite plaquette dorée témoignant du gigantesque don de 100 millions de dollars fait à l’université en 2006. 3 bâtiments portant le nom du bonhomme. D’innombrables projets marqués de sa contribution financière. « Giving back » ; voilà qui sonne très américain, et à voir la taille et la beauté du campus de Stanford on ne peut qu’imaginer combien de ses élèves ont connu succès et richesse. Steve Ballmer (Microsoft), Jerry Yang & David Filo (Yahoo!), Philip Knight (Nike), William Hewlett & David Packard (HP), Peter Thiel (Paypal), Larry Page & Sergei Brin (Google). Là encore, c’est une longue liste qui s’en va nourrir les rêves de fortune de l’étudiant fraichement débarqué. Le chemin semble tout tracé : création, fruition, acquisition, millions. Sans passer par la case départ. Douce innocence…

LE DEFI DE L’ENTREPRENARIAT

Dans la rubrique courses de l’application iPhone de Stanford, la requête ‘entrepreneurship’ retourne plus de 15 résultats. Pas étonnant que l’entreprenariat soit ici une vraie religion ! Sans doute la manifestation la plus aboutie de l’idéal américain du self made man, elle bénéficie à ce titre d’un traitement de faveur qu’elle est loin de connaître en France. Faveur culturelle, d’abord. Succès, échec cuisant, peu importe le sort réservé à mon affaire ; aux yeux de mes compatriotes, je suis un héros qui contribue à la toute-puissance des Etats-Unis en renforçant son économie et en créant des emplois. Faveur financière, aussi. Les « Venture Capital Firms », ces organismes de financement exclusivement concentrés sur les startups, permettent de soulager les entrepreneurs du risque financier tout en vivant de l’espoir que si 9 startups vont dans le mur, la dixième pourrait bien être le nouveau Google. Si l’idée existe en France, c’est sur une échelle toute relative. Résultat : moins de startups, moins d’innovation, plus de dinosaures. Combien de grandes entreprises française ont moins de 20 ans ?

Il ne faudrait pas croire, pour autant, qu’il est à la portée du premier venu de toucher le jackpot. 4 startups sur 5 aux Etats-Unis ne passent pas leur 5ème anniversaire. Pour ceux qui parviendront à porter leur entreprise jusqu’à la profitabilité, les récompenses peuvent être énormes – souvent plusieurs millions de dollars ; mais il y a beaucoup d’appelés pour peu d’élus, une tendance qui ne devrait pas s’améliorer à mesure que défis et technologies évoluent.

TENDANCES

Le web 2.0 s’étouffe. Les géants de l’ex-nouvelle vague peinent à monétiser leurs services. Des millions d’utilisateurs, mais combien qui payent ? Les valuations font des hauts et des bas, signe de la confiance chancelante des analystes. Facebook est un bon exemple : en 2007, Microsoft investit $240MM dans le capital du réseau social pour une part de moins de 2%, portant la valuation de la société à 15 milliards de dollars. En 2008, le procès ConnectU vs. Facebook révèle que Facebook s’auto-évaluait à hauteur de 3.7 milliards de dollars. En 2009, l’entreprise rejette cette fois une offre d’investissement présentant une valuation à 8 milliards de dollars… dur de savoir quoi penser. De nouveaux défis, à l’inverse, justifient de nouveaux investissements.

Les technologies vertes tentent d’apporter une réponse efficace à la question environnementale, et les VC investissent en masse dans l’espoir d’être de ceux qui auront soutenu l’entreprise qui, un jour, trouvera un remplacement efficace aux énergies fossiles. Les résultats, déjà, sont prometteurs. Après son premier roadster, sorti à l’été 2008, Tesla Motors2 annonçait par exemple le mois dernier sa deuxième voiture, avec des spécifications éloquentes : berline 7 sièges tout électrique, autonomie jusqu’à 300 miles (483 km), temps de recharge de 45 minutes sur secteur, batteries interchangeables en moins de 5 minutes, consommation équivalente essence 1.7 litres aux 100, le tout pour moins de $50,000. Côté performance, on n’est pas non plus à la traîne puisque le modèle roadster passe de 0 à 60 mph (96,5 km/h) en moins de 4 secondes (5,6s pour la berline).

D’autres technologies promettent également de belles choses : les ampoules à diodes électroluminescentes pourraient par exemple dans un avenir proche remplacer les lampes à incandescence et offrir des rendements nettement supérieurs : de l’ordre de 100 lumens par watt, contre 17 pour les lampes à filament. Les lampes LED durent aussi entre 5 et 6 fois plus longtemps, et ne contiennent pas de mercure. Mais les problèmes d’énergies ne sont pas les seuls défis environnementaux qui bénéficient de l’attention des entrepreneurs : le problème de l’eau, par exemple, est au centre du projet de l’entreprise NanoH2O3. Remarquant que plus de 70% de la surface de la Terre est couverte d’eau, mais que seulement 1% de cette eau est exploitable, elle s’attache à améliorer le processus de désalinisation à l’aide de nanotechnologies. En modifiant les membranes utilisées aujourd’hui par l’industrie (surcoût <5%), la startup promet de significativement augmenter le rendement de l’opération :

 

Aux éternels pessimistes, qui insistent que le sort de la planète est scellé, il faut donc assurer que les solutions existent ! C’est ce que Vinod Khosla, fondateur de Sun Microsystems et désormais CEO d’un fond de Venture Capital, expliquait cette année devant un amphithéâtre plein4 : l’effort vient à peine de commencer, et il suffit de voir tout ce que la Silicon Valley a su produire dans le domaine de l’IT en 20 ans pour se persuader que l’on a toutes les raisons d’être optimistes. Car s’il y a quelque chose que l’on sait faire là-bas, c’est arriver à des résultats.

METHODE

Ce serait un raccourci un peu rapide que d’affirmer qu’il existe une recette éprouvée qui mènerait sans faute au succès. Même avec le meilleur produit et la meilleure exécution, il existe toujours des incertitudes liées au marché, à l’économie, à la politique. Toutefois, des années de pratique ont permis aux entrepreneurs de la Silicon Valley d’accumuler des « best practices », dont beaucoup sont enseignées à Stanford. Avant de se lancer à corps perdu dans une idée, le bon sens dicte d’abord d’en vérifier le réalisme économique. « Opportunity Assessment », étude de marché, 1ère ébauche d’un business plan : il est essentiel de chiffrer la portée de son idée si l’on veut pouvoir convaincre les investisseurs. Car il n’est pas question de s’en aller pitcher des VC sans sa « 1 billion dollar opportunity » sous le bras – toutes choses relatives, bien entendu, à l’investissement demandé. Afin d’optimiser ses chances de succès, il convient d’être le plus simple possible tout en évitant les fantaisies : les VC écoutent plusieurs dizaines de pitchs chaque mois et sont facilement distraits.

Pour capter leur attention, il s’agit donc d’être limpide et de faire appel à leur qualité de « pattern recognition » ; ils aiment à retrouver une recette qu’ils savent marcher. C’est un exercice difficile, souvent frustrant tant les retours de différents cabinets peuvent être différents. C’est le job de l’entrepreneur que de n’être jamais rebuté et de toujours revenir à la charge ; après tout, les demandes de Google furent maintes fois rejetées à ses premières heures, faisant la popularité du T-shirt « I turned down Google » parmi la communauté des VC !

Mais le marché ne fait pas tout : il faut également savoir exécuter, en particulier lorsqu’on en vient au design produit. IDEO est là l’une des références. Fondée à l’initiative de David Kelley en 1991, cette entreprise de conseil en design produit peut se vanter d’avoir participé à la création d’objets historiques : la première souris d’Apple, le Palm V, la fameuse « Leap Chair » de Steelcase… Au cours des années, la firme a développé une vraie méthodologie, reposant sur plusieurs piliers. Tout d’abord, pour innover il faut avoir la philosophie du terrain : on ne répond pas aux besoins d’un consommateur en restant dans son bureau. Il faut commencer par observer et prendre des notes. Lorsqu’Oral-B confie à IDEO la mission de créer une nouvelle brosse à dents pour enfants, l’équipe responsable se presse d’aller filmer lesdits marmots et fait un intéressant constat : les enfants tiennent leur brosse à pleine main, et parfois même de leurs deux mains. Voilà qui met un coup à l’idée qui prévalait que puisqu’un enfant n’est qu’un petit adulte, sa brosse à dent se doit d’être un modèle réduit de celle des adultes… C’est donc à IDEO que l’on doit les grandes brosses à dents au corps large que l’on trouve dans les rayons enfants. Lorsqu’on a saisi le besoin, il faut encore trouver des solutions.

Pour ce faire, IDEO a développé les 7 règles du brainstorming :

1. Defer judgement

2. Encourage wild ideas

3. Build on the ideas of others

4. Stay focused on the topic

5. One conversation at a time

6. Be visual

7. Go for quantity

Pour ce qui est enfin de la réalisation, IDEO montre que le plus efficace est de procéder par itérations : prototyper sans cesse pour aller du plus simple au plus compliqué le plus rapidement possible. C’est ainsi que la firme put entièrement designer, filmée par les caméras d’ABC, un caddie de supermarché innovant en moins de 2 jours.

Pour plus d’information sur les méthodes d’IDEO, le lecteur pourra télécharger gratuitement sur iTunes une copie du discours donné par Tom Kelley (frère de David) à l’occasion du séminaire ETL à Stanford5. Que dire, enfin, des opérations ? Lorsqu’on a un marché prometteur, un financement, un produit fonctionnel, il faut encore vendre ! Répandre la bonne parole, marketer, distribuer, mais aussi gérer la croissance de l’entreprise, se diversifier, embaucher de nouveaux talents… On n’est jamais bon à tout, et c’est pourquoi ces qualités de gestion cohabitent rarement avec le dynamisme et la rage des entrepreneurs. C’est pourquoi, aussi, il ne faut pas se leurrer : aux premiers signes d’une gestion hasardeuse, les investisseurs s’empresseront de débaucher le fondateur pour faire rentrer un CEO expérimenté. Il faut bien être conscient que dans la Silicon Valley, créer sa startup ne veut pas nécessairement dire en rester le gérant. Même Sergei et Larry ont fini par s’y résigner, poussés par leurs investisseurs Kleiner Perkins et Sequoia Capital. Mais on ne trouvera jamais grand monde pour aller plaindre Sergei et Larry…

CONCLUSION

Si j’ai fini par rentrer en France, ce n’est pas seulement pour Paris. Pas seulement pour ses bistros et cafés. Pas seulement pour notre gastronomie. Pas seulement pour notre culture. Pas seulement parce que la sécu, c’est bien. C’est aussi parce qu’après avoir vu tant de choses, il est difficile de ne pas vouloir les reproduire chez soi, là où le besoin existe. La France manque d’entrepreneurs. D’innovateurs. De réalisateurs. Jeunes diplômés, quittez vos cabinets de conseil !

Télécharger la version PDF de l’article.

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Le Boston Consulting Group publie une étude sur l’Innovation

Vendredi 15 mai 2009 olivier Publié dans Actualités Innovation | Aucun commentaire »

Le Boston Consulting Group (BCG) vient de publier une étude très intéressante sur l’Innovation en 2009 avec un angle “prise de décision en période de récession” (”Making Hard decisions in the Downturn”.)


Vous pouvez télécharger l’étude sur le site du BCG ou directement sur le blog CPI.

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Séminaire “La direction de l’innovation : quelle place dans votre entreprise ?” par I-Nova

Mardi 5 mai 2009 Hossein Adibi Publié dans Actualités Innovation | Aucun commentaire »

Acteur clé du front-end de l’innovation, notre partenaire CPI I-Nova a le plaisir de vous inviter à un après-midi d’échanges le lundi 15 juin prochain à Paris :

La direction de l’innovation : quelle place dans votre entreprise ?
Avec la participation de SHELL GameChanger et Groupama

Aujourd’hui les directeurs innovation et les responsables R&D partagent tous les mêmes challenges et interrogations :

  • Comment faire de l’innovation un métier réellement reconnu dans l’entreprise ?
  • Comment convaincre la Direction Générale de renforcer les ressources de l’innovation ?
  • Comment maîtriser le budget de l’innovation ?
  • Comment exploiter les tableaux de bord et les indicateurs ?
  • Comment communiquer dessus ?
  • Comment construire un réseau d’innovateurs solide et durable ?

Venez échanger avec vos homologues et trouver des réponses à vos interrogations !

Le contenu du séminaire :
Pour compléter les témoignages de SHELL GameChanger et de Groupama, et la table ronde animée par un professionnel, I-Nova présentera au public sa vision du Front End of Innovation et les dernières évolutions de son logiciel :

  • la nouvelle Suite I-Nova avec ses modules dédiés aux besoins spécifiques des innovateurs (challenge, idea bank, workshop, customer needs)
  • la puissance du moteur de correlation

Les intervenants :

  • Gilles Bertherin, innovation manager, SHELL GameChanger (en anglais)
  • Erik Gendre-Ruel, directeur innovation, GROUPAMA
  • David Carteret, directeur innovation et co-fondateur, I-Nova
  • Gilles Toulemonde, pdg et co-fondateur, I-Nova

Informations pratiques :

Date : Lundi 15 juin, de 14H30 à 17H30, suivi d’un verre convivial
Lieu : Paris, près de la tour Eiffel
Public ciblé : Directeur et responsable innovation, directeur et responsable R&D, directeur général, collaborateur des équipes innovation et R&D

Le nombre de places étant limité, réservez dès maintenant pour l’après-midi du 15 juin en répondant à seminaire@i-nova.fr

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Pesinet à la finale monde du GSVC de Berkeley : bilan et suite

Mardi 28 avril 2009 admin Publié dans Actualités Innovation | 1 commentaire »

Comme annoncé précédemment sur le blog CPI, le projet Pesinet (CPI 2007) avait été sélectionné comme un des 10 projets finalistes sur 311 projets soumis à travers le monde pour participer cette année à la finale mondiale du concours Global Social Venture Competition, à la Haas School of Business de l’Université de Berkeley.

Anne Roos-Weil et Antoine de Clerck, deux des co-fondateurs de Pesinet, et Jean-Claude Charlet, grand mentor de Pesinet et membre de son comité d’experts, se sont envolés vers San Fransisco les 23 et 24 avril pour présenter leur projet innovant pour la réduction de la mortalité juvénile et maternelle en Afrique devant un auditoire de 100 personnes et un jury réunissant des investisseurs philanthropiques et des entrepreneurs sociaux : Acumen Fund, OneWorld Health, NewSchools Venture Fund, Gray Matters Capital, Lemerson Foundation (voir la liste des jurés).

Si Pesinet n’est pas sorti grand vainqueur de la compétition, les retours ont été très positifs ! L’expérience a permis à l’équipe de bénéficier des conseils de nombreux experts de l’entrepreneuriat social réunis à Berkeley et de nouer des contacts avec des investisseurs et des porteurs de projets. Le blog NextBillion, qui s’intéresse aux initiatives ciblant la « base de la pyramide », a par ailleurs publié un article sur le projet. De retour au pays, la décision était prise.

Confortée dans sa conviction que pour donner à Pesinet les moyens de concrétiser ces promesses sociales il lui fallait un porteur de projet à temps plein, Anne Roos Weil a présenté fin juin sa candidature au fonds d’amorçage Antropia, fondé par la Chaire Entrepreneuriat Social de l’ESSEC Business School et la Caisse d’Epargne Ile de France. Le comité d’investisseurs d’Antropia a accepté à l’unanimité le projet et elle se lance donc aujourd’hui à temps plein sur le développement de Pesinet. Elle a déjà quelques idées à proposer à des étudiants CPI pour innover encore pour le projet. Affaire à suivre…

L’année 2009 aura donc été charnière pour Pesinet et l’équipe espère que ces bonnes nouvelles permettront très prochainement de faire monter à bord de nouveaux partenaires. Alors surtout, n’hésitez pas à faire passer le mot ! Plus d’informations ? Contactez-nous : anne.roosweil@pesinet.org

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Le projet Mc Donald’s CPI 2008 dans le magazine Challenges

Vendredi 27 février 2009 Fabrice Navrez Publié dans 2008 | Projets CPI, Actualités Innovation, CPI dans la presse | Aucun commentaire »

Le magazine Challenges a consacré un article dans son édition du 26 février à la “restauration de l’image du groupe Mc Donald’s”. La journaliste Kira Mitrofanoff mentionne ainsi le projet effectué par le programme CPI et lauréat de l’édition 2008 dont le produit est actuellement en test dans une dizaine de restaurants du groupe en France.

McDo a aussi allégé le poids de ses emballages, et les touillettes à café sont  maintenant en bois. Récemment, l’entreprise a fait plancher les étudiants de l’Essec et de Centrale pour remplacer sa lunch box. Résultat : un sac en papier avec un séparateur en forme de croisillon est actuellement en test.


Vous pouvez lire l’article de Challenges.fr ou télécharger l’article en PDF ou au format JPEG

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