Moho, le study-trip CPI dans la silicon Valley, trouve un certain…échos dans la presse

Vendredi 8 août 2008 Mathieu Maire Publié dans 2008 | Moho San Francisco, CPI dans la presse, Study Trip | Aucun commentaire »

Laetitia Mailhes, correspondante dans la Silicon Valley du quotidien économique Les Echos, est venue à la rencontre de l’ensemble des participants du Moho à San Francisco lors d’une après-midi.  Dans son article “Voyage d’étude dans le fied de l’innovation” publié dans l’édition d’hier des Echos, Laetitia Mailhes retrace la “Moho-aventure” et les entretiens qu’elle a pu avoir avec certains des mohotians.

Vous pouvez télécharger l’article au format PDF .

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Le Moho dans l’Atelier Numérique de BFM Radio

Dimanche 22 juin 2008 Mathieu Maire Publié dans 2008 | Moho San Francisco, CPI dans la presse, Study Trip | Aucun commentaire »

Vous connaissez tous l’Atelier Numérique, l’excellente émission hebdomadaire de BFM Radio consacrée aux nouvelles technologies et à l’innovation.

Pierre Hanania, Nicolas Pasquet et Olivier Cotinat ont eu le plaisir d’être interviewés par Dominique Piotet pour sa rubrique Silicon Carnet en direct de San Francisco. L’occasion de revenir sur le Moho, ses principes fondateurs, ses objectifs et les premiers retours d’expérience.

>>Réécouter l’extrait de l’édition de l’Atelier Numérique BFM du 21 juin 2008 consacré au Moho (12 mn).

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Carnets de Voyage, conclusion : « Stay Hungry. Stay Foolish »

Jeudi 12 juin 2008 Pierre Hanania Publié dans 2008 | Moho San Francisco | Aucun commentaire »

Nous voici déjà arrivés au terme de ce voyage Moho dans la Silicon Valley, la terre promise de l’innovation… Les étudiants CPI et tous les mohotians quittent aujourd’hui la Californie époustouflés par la foi entrepreneuriale locale, l’envie de changer le monde et l’accueil chaleureux qui nous a été fait.

Toute l’équipe CPI est ravie de constater que l’esprit qu’ils essayent de leur inculquer grâce à ce cours, a trouvé une illustration parfaite en cette semaine de visites hors-normes. Nous espérons tous, locaux et mohotians, que cette initiative sera reconduite à l’avenir pour tisser des liens renforcés entre CPI et Stanford. D’autres « Moho » sont par ailleurs en projet pour de nouvelles destinations…

Pour l’heure, tâchons de garder en mémoire le dynamisme qui règne dans cet écosystème atypique, et de le ramener dans nos valises. L’innovation est avant tout un état d’esprit. Elle requiert assez de ténacité et d’indépendance intellectuelle pour tenter de réaliser des idées farfelues sur le papier. Une philosophie de la vie, à laquelle Steve Jobs a su rendre un hommage magnifique lors de la Cérémonie de remise des diplômes de Stanford en 2005.


« Your time is limited, so don’t waste it living someone else’s life. Don’t be trapped by dogma, which is living with the results of other people’s thinking. Don’t let the noise of other’s opinions drown out your own inner voice. And most importantly, have the courage to follow your heart and intuition. They somehow already know what you truly want to become. Everything else is secondary (…). Stay Hungry. Stay Foolish. »

Nous tenons à remercier tous ceux qui ont rendu le Moho possible, à commencer par les fondateurs de CPI qui ont su nous transmettre leur enthousiasme et qui nous ont permis de vivre ce voyage de rêve, totalement inoubliable.

Moho 2008…..THE END !

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Carnets de Voyage : Google, l’innovation de tous les records

Vendredi 6 juin 2008 Pierre Hanania Publié dans 2008 | Moho San Francisco | Aucun commentaire »

Après des semaines d’impatience, il est temps pour les Mohotians de poser un pied en Terre Sainte de l’innovation: aujourd’hui, visite du Googleplex, à Mountain View !

Cet endroit bien gardé est le centre d’ingénierie de Google, qui emploie environ 4000 personnes. Son apparence est celle d’un campus aux couleurs pour le moins chatoyantes, mais qu’on ne s’y trompe pas : ici, on travaille très dur.

Les étudiants en programmation du monde entier se battent pour travailler dans ce qui est l’un des plus gros repères de talents du domaine. Le cadre est d’un confort exceptionnel, version futuriste d’un campus universitaire avec des terrains de beach volley et des piscines au sein du complexe. Dans cette fourmilière bien huilée, la vie n’est néanmoins pas de tout repos.

Les programmeurs sont évalués en permanence sur la quantité et la qualité du code qu’ils sont capables de produire chaque jour, et leur supérieur hiérarchique peut à tout moment avoir accès à leur écran de travail pour vérifier leur avancement ! Par ailleurs, 20% du temps de travail hebdomadaire peut être dédié au développement d’un projet personnel : un moyen astucieux d’internaliser l’innovation individuelle des salariés.

Google n’a aujourd’hui plus grand-chose à voir avec la petite start-up de 1998. C’est assez fascinant et incroyable d’imaginer qu’il y a 10 ans, la société existait à peine !

Ses dirigeants maintiennent toutefois un esprit particulier à travers leur grande conférence hebdomadaire du vendredi après-midi qui s’est déroulé lorsque nous étions présents.

Il est difficile de dire jusqu’où ira Google. De multiples services sont en préparation dans le googleplex, qui iront bien au-delà de Gmail et Google Earth. Une seule chose est sûre : Google est bien l’innovation numéro 1 de la dernière décennie. Créée, comme le veut la légende, par deux étudiants de notre prochaine destination…

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Carnets de Voyage: l’Atelier BNP Paribas à San Francisco

Vendredi 6 juin 2008 Pierre Hanania Publié dans 2008 | Moho San Francisco | Aucun commentaire »

Effervescence parmi les Mohotians : aujourd’hui a lieu la visite de l’Atelier Numérique BNP Paribas de San Francisco.

Dominique Piotet, pouvez-vous nous dire qui vous êtes et ce que fait exactement   l’Atelier BNP Paribas ?

« Pour faire simple, je suis le directeur de l’Atelier BNP de San Francisco. Je suis également journaliste pour La Tribune et BFM Radio, où j’anime une chronique sur la Silicon Valley. L’Atelier est un petit poste avancé de la banque en Californie, qui essaie d’être un spectateur engagé. Notre équipe compte 5 personnes qui travaillent sans compter leurs heures. Nous faisons de la veille technologique et innovante, et publions une newsletter hebdomadaire pour le groupe BNP. Nous organisons aussi des événements entre Français de la Vallée, et essayons de renforcer le réseau franco-californien par des voyages d’observation de types divers et variés. Nous réalisons enfin des études et analyses sur mesure pour des clients parfois prestigieux tels que Total, Renault ou encore Air France.

Depuis des années que vous arpentez la Vallée, quels sont les points qui vous ont marqué, avec le recul ?

Je suis particulièrement intéressé par internet. Dans une banque, l’usine c’est l’informatique, il est donc logique pour nous d’étudier le web sous toutes ses coutures. Internet, c’est la concrétisation incontestable de l’ambition entrepreneuriale californienne : penser global et changer le monde. Le mythe de l’inventeur génial dans son garage est bien vivant. Sans oublier l’aspect hippie d’il y a 30 ans: la fête et l’anticonformisme sans limites. Pas d’a priori. Ici, on ne vise pas une clientèle régionale, on vise l’innovation de rupture qui va toucher tous les marchés mondiaux. Difficile de faire plus puissant que Google dans ce registre.

C’est une différence avec la France ?

Clairement. Les gens qui ont une vision universelle des choses ne se posent pas de limites. Je suis convaincu qu’en France, le manque d’ambition mondiale est plus un problème que la fiscalité. La pseudo facilité de créer une boîte aux USA me semble également toute relative, mais ce n’est que mon avis…

Maintenant qu’il est mondial, comment voyez-vous évoluer l’impact d’internet sur notre société ?

Dans la forme des innovations proposées, je ne sais pas. Je pense qu’internet est fondamentalement imprévisible. Dans le domaine des nouvelles technos, la fonctionnalité d’un produit dépasse souvent l’idée initiale de son inventeur. L’idéal pour qu’un business model web marche, c’est de rendre gratuit quelque chose de payant in real life. Mais ça ne suffit pas toujours. Il y a un réaménagement complet de certaines chaînes de valeur, mais pas toutes.

Sur le fond en revanche, je développe dans mon livre l’idée d’entreprise liquide. C’est-à-dire que la frontière entreprise/monde extérieur est rendue poreuse par les nouvelles technologies de communication. A l’intérieur de l’entreprise, le réseau est souvent merdique (sic) et les sites de travail collaboratifs 2.0 interdits. En dehors, les gens font ce qu’ils veulent avec des outils toujours plus rapides et incroyables (comme les wikis). Je pense que cette différence n’est pas tenable à long-terme. Les consommateurs veulent leur mot à dire sur les produits, ils sont même prêts à le dire à l’entreprise pour l’aider à s’améliorer. Le comble étant Wikipedia et Youtube, qui grandissent d’eux-mêmes sous l’effet collectif. »

L’après-midi se termine par la participation de l’équipe CPI dans l’Atelier Numérique sur BFM Radio que vous pouvez écouter dans cet article du blog.

Merci à Dominique Piottet pour son accueil, sa disponibilité et les discussions passionnantes que nous avons eu tous ensemble. En plus, il nous a gentiment remis plusieurs exemplaires de son dernier livre “ Comment le Web change le monde” que nous vous recommandons de lire ! Go Moho, Go !


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Carnets de Voyage : IDEO, Design does matter !

Jeudi 5 juin 2008 Pierre Hanania Publié dans 2008 | Moho San Francisco | Aucun commentaire »

Au départ de CPI étaient une Business School (l’ESSEC) et d’ingénieur (Centrale Paris). Aujourd’hui, nous avons le plaisir de travailler avec Strate College, qui apporte l’éclairage particulier du designer aux projets CPI.

Il était donc logique pour Moho de faire étape au siège d’une des plus prestigieuses entreprises de design innovant de la Vallée : IDEO.

Cette société, née en 1991 de la fusion de 3 firmes de design reconnues, emploie aujourd’hui pas moins de 500 personnes. Parmi ses domaines de compétence : mécanique, électricité, design industriel, « human factors » et « interaction design ».

Quel est le secret de votre réputation parmi les designers ?

« Notre méthode de travail reste valable quel que soit le sujet abordé, du système industriel au service le plus exotique. A chaque étape, nous gardons à l’esprit que le design doit servir les gens (ergonomie), respecter des contraintes techniques, et avoir une crédibilité business. Nous essayons de proposer des produits durables et écologiques » nous explique Aaron Skar, membre de la division Human Factors depuis 10 ans.

Un paperboard de travail. Faisabilité technique, viabilité business, succès potentiel sur les clients. Ca ne vous rappelle rien ?
Un paperboard de travail. Faisabilité technique, viabilité business, succès potentiel sur les clients. Ça ne vous rappelle rien ?


« Nos équipes sont véritablement hétéroclites. Des ingénieurs et architectes évidemment. Mais aussi des sociologues, des programmeurs et des spécialistes en marketing. Notre impact est souvent stratégique, malgré l’image parfois faussement anecdotique du design. Nous ne faisons pas de sites web par exemple, mais nous avons déjà conseillé des banques sur l’architecture à donner à tous leurs services online » ajoute-t-il.

Le workspace Ideo

Le workspace Ideo

Mais quels sont exactement vos livrables en tant que « design consultant » ?

« Tout dépend du type de projet. On nous appelle pour améliorer la manière de penser avant tout. Nous aimons parler de « design thinking » pour décrire notre activité. Le client peut demander un prototype, une vidéo, un concept, une simple étude. Nous couvrons tout le spectre depuis l’early stage jusqu’à la conception immédiate et totale du produit. ».

Le légendaire shopping cart revu et corrigé par IDEO. Modulaire, ergonomique et solide, il a rendu l’entreprise célèbre
Le légendaire shopping cart revu et corrigé par IDEO. Modulaire, ergonomique et solide, il a rendu l’entreprise célèbre


Une fois de plus, les étudiants CPI présents sont frappés par la similitude de pensée avec ce qu’ils ont appris dans leurs projets respectifs.

 

Sur le mur de la pièce où se déroulait la rencontre étaient inscrites les règles du brainstorming selon IDEO.

« Ne jugez jamais a priori. Encouragez les idées atypiques. N’ayez pas honte de ne pas réinventer la roue. Restez concentré sur le problème initial. Soyez visuel et graphique. Visez haut. ».

Tout est dit.

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Carnets de voyage: Plug&PlayTechCenter, la pépinière d’étoiles

Mercredi 4 juin 2008 Pierre Hanania Publié dans 2008 | Moho San Francisco, Study Trip | Aucun commentaire »

Nouvelle étape du study-trip fort instructif des étudiants CPI à travers la Silicon Valley… Quand un entrepreneur a trouvé une idée valable, quand il sait comment il va la vendre à ses clients, quand il a levé les fonds nécessaires au lancement de son projet, que peut-il encore lui manquer ?

Cela peut sembler anodin à première vue, mais disposer d’un bureau moderne, fonctionnel et géographiquement bien placé peut faire toute la différence sur la route du succès. Notamment pour travailler dans de bonnes conditions, et inspirer confiance en recevant clients et investisseurs dans un cadre crédible. Clients et investisseurs qu’il serait bon de pouvoir trouver grâce à un début de réseau professionnel… mais comment ?


Plug&PlayTechCenter simplifie la vie à nombre de start-ups innovantes

Plug&PlayTechCenter simplifie la vie à nombre de start-ups innovantes

Des locaux et un réseau, voilà la petite étincelle qu’apporte Plug&PlayTechCenter ! Dans cet endroit étonnant créé en 2006 et qui héberge aujourd’hui plus de 160 start-ups, les entrepreneurs innovants de la Vallée peuvent commencer à travailler, tout en bénéficiant des conseils stratégiques de spécialistes et du réseau de la communauté P&PTC.

Et ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Car vous vous en doutez, rassembler des dizaines de jeunes innovateurs dans un même bâtiment ne pouvait que créer un environnement très stimulant et fécond en idées nouvelles. La communauté P&PTC est ainsi devenue une incroyable ruche entrepreneuriale, qui a développé des partenariats avec de nombreux venture capitalists et business angels, des universités telles que Stanford ou le MIT, voire des pays étrangers (France et Chine notamment) ! Nous y avons croisé la route de deux Français débordant d’enthousiasme, et sur le point de réussir leurs paris respectifs…

Right Person. Right Answer. Right now.

Have a question ? Use Muchobene. Right Person. Right Answer. Right now.

Fabien Degaugue est le fondateur du génial muchobene.com, une sorte de moteur de recherche très spécial auquel, une fois configuré, vous pouvez poser n’importe quelle question. Schématiquement, le logiciel détecte alors les membres de la communauté muchobene actuellement connectés, et leur communique votre question. Là où Google ne comprendra que des requêtes très simples, muchobene trouve un humain capable de vous répondre ! Bref, même s’il n’est pas encore arrivé à maturité, muchobene pourrait bien redessiner tout l’avenir du web searching.

une fois de plus, un concept ingénieux servi par une interface simple et efficace

Lending Club: une fois de plus, un concept ingénieux servi par une interface simple et efficace

Nous rencontrons ensuite Renaud Laplanche, qui a fini de lancer son site lendingclub.com en septembre 2007. « Lending Club est une application internet permettant à des particuliers de se prêter de l’argent directement, sans devoir passer par une banque. Nous avons court-circuité la chaîne de valeur bancaire, ce qui nous permet de proposer des taux quasi-imbattables. Bizarrement, les services financiers étaient l’une des rares industries à ne pas encore avoir été désintermédiée grâce à l’internet… c’est maintenant chose faite. ». L’innovation peut vraiment prendre bien des formes différentes.

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Carnets de voyage: oDesk.com, “As if they were in your office”

Mardi 3 juin 2008 Pierre Hanania Publié dans 2008 | Moho San Francisco, Study Trip | Aucun commentaire »

Suite du périple Moho avec la rencontre passionnante du très charismatique Gary Swart, PDG de oDesk.com ! Gary, après 15 ans d’une carrière brillante de top-level executive chez IBM puis Intellibank, a décidé de créer son entreprise en 2006. Encore fallait-il une idée originale et solide. Comme vous allez le voir, on peut dire que c’est plutôt réussi.

Contrairement à l’idée reçue qui associe innovation et technologie de pointe, les étudiants de CPI savent bien qu’on peut innover dans d’autres domaines que le champ purement technique. Etre capable de produire un design innovant en est un exemple. Adopter un positionnement original dans la chaîne de valeur d’un business en est un autre.

L’arrivée d’internet a justement court-circuité bon nombre de chaînes de valeurs de l’ « ancienne » économie : amazon.com et ses livres 1-clik away, eBay et ses enchères virtuelles… Gary Swart est allé encore plus loin avec oDesk.com : il organise un marché à distance des programmeurs logiciel en intérim.

De quoi s’agit-il au juste, Mr Swart ?

« oDesk est un marché des talents de programmeurs sur internet. Mettons que vous ayez besoin en urgence d’un excellent spécialiste en ajax ou php pour faire votre site web. Vous allez sur oDesk, consultez la liste des professionnels offrant leurs services, et pouvez en recruter un pour la durée de la mission. Selon son niveau et sa réputation, les conditions et les tarifs sont négociables. Il travaillera depuis chez lui, et vous enverra ses livrables par mail, par exemple. ».

Inversement, pour un apporteur de compétence, Gary nous explique avec enthousiasme le côté méritocratique de son site : « un programmeur indien talentueux mais inconnu gagne 2,5 dollars de l’heure aujourd’hui. Après quelques travaux de qualité réalisés via oDesk.com, il recevra officiellement des notes positives de ses clients. La loi de l’offre et de la demande aidant, il pourra alors augmenter ses tarifs, parfois jusqu’à ceux d’un programmeur américain. Tout ça sans quitter son pays! ».

oDesk.com dispose d'une interface simple et efficace

oDesk.com dispose d'une interface simple et efficace

Bien sûr, il ne s’agit pas d’imaginer un monde entier où collègues ne se rencontreraient jamais, et travailleraient tous séparés depuis chez eux. Mais ponctuellement, la valeur ajoutée de oDesk.com est certaine : évaluation en ligne de la qualité du travail fourni, notation publique des programmeurs par leurs clients précédents, simplicité extrême d’utilisation, gain de temps.

Et les perspectives sont immenses. On peut imaginer des entreprises virtuelles entières de gens rencontrés sur oDesk. Gary ne cache pas son espoir de voir de grands groupes déléguer des projets à  long terme à des équipes nées via oDesk.

Mais Gary, qu’est ce qui vous a poussé à tenter cette aventure ?

« Je ne me sentais plus à ma place chez IBM. Je crois qu’un job doit vous apporter 4 éléments clés pour vous permettre de vous épanouir. D’abord, la perspective de vous améliorer sans cesse (growth). Ensuite, vous permettre de vous sentir utile (contribution). Un salaire gratifiant, évidemment (reward). Et aussi un équilibre dans les tâches (balance). ». Dans sa vie de cadre très supérieur chez IBM, Gary sentait qu’il stagnait et multipliait les réunions de direction sans réel intérêt. «Whereas now, I have the feeling of doing new things with great people. That’s worth it ».

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Carnets de Voyage: Morgan Stanley Ventures Partners, “In Silicon Valley, people don’t really care what your father did”

Mardi 3 juin 2008 Pierre Hanania Publié dans 2008 | Moho San Francisco, Study Trip | Aucun commentaire »

Les étudiants de CPI savent qu’une belle invention ne devient une innovation rentable que quand elle a trouvé son marché. Mais pour développer son idée, une start-up doit quand même pouvoir bénéficier d’un financement initial. Un investisseur doit donc lui faire confiance.

Il doit s’agir d’une personne intéressée par l’innovation en général, souvent par la technologie en particulier, et capable de prendre des risques, en pariant parfois sur un projet de start-up un peu fou sur le papier.  Si le projet est encore purement théorique, le rôle providentiel de l’investisseur lui confère le nom de business angel.

Tout le problème de l'entrepreneur est de gagner la confiance d'un ou plusieurs investisseurs.

Mais même quand la PME existe bien (et est déjà rentable, ou sur le point de l’être), il faut aimer les paris pour apporter des capitaux à l’aventure ! Moho a pu rencontrer un de ces entrepreneurs de la finance, que l’on appelle venture capitalists.

« Là où une banque classique refusera de prêter, le venture capitalist prend un risque calculé mais réel, en apportant ses fonds au lancement/développement du projet. » nous explique Pete Chung, managing member chez Morgan Stanley Venture Partners. Pete Chung travaille surtout avec des entreprises de technologie ou de santé, qui ont déjà commencé à faire leurs preuves.

« La Silicon Valley rassemble tous les ingrédients nécessaires à ce phénomène : de l’argent bien sûr, un système éducatif hors normes avec Stanford, un conseil juridique présent, et des infrastructures adaptées. Comme beaucoup d’entreprises naissent puis se développent ici chaque année, être venture capitalist, c’est participer à un jeu de paris sans cesse répété … ».

Il faut assumer un certain goût du risque pour être venture capitalist.

Il faut assumer un certain goût du risque pour être venture capitalist.

Mr Chung souligne aussi l’incroyable disponibilité des divers acteurs envers de jeunes étudiants qui auraient un projet : «  Un avocat facturant 450 dollars de l’heure peut très bien recevoir bénévolement une start-up en herbe pour la conseiller sur son projet. Si ça marche ensuite, il peut en retirer beaucoup de bénéfices… C’est le mécanisme parfait pour donner leur chance à toutes les idées valables ! ».

Voilà une perspective étonnante pour un étudiant français, qui peut craindre de ne pas être reçu s’il ne possède pas un réseau personnel solide. Ce n’est pas un problème au royaume des entrepreneurs innovants: « You know, in Silicon Valley, people don’t really care what your father did ».

C’est donc bien l’audace de tous qui caractérise cette région. Mais sortir des sentiers battus n’est pas donné à tout le monde : « In my field, the worst CEOs tend to come from Harvard or Yale : they never take risks ! ».

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Carnets de Voyage: Orange Labs, la Silicon Valley expliquée par un Français

Lundi 2 juin 2008 Pierre Hanania Publié dans 2008 | Moho San Francisco, Study Trip | Aucun commentaire »

Deux projets CPI 2008 ayant été encadrés par Orange Labs Paris, il était tout naturel pour Moho de rendre visite à Orange Labs San Francisco.  Cette petite structure, véritable poste avancé du groupe Orange en Californie, capte toutes les nouvelles tendances innovantes de la Vallée via un réseau exceptionnel dans cet univers. Leurs équipes transverses, réunissant business analysts, marketeurs et ingénieurs R&D, font d’ailleurs partie intégrante des innovateurs locaux.

Accueillis par le Président Georges Nahon en personne, les étudiants de Moho ont pu écouter son explication passionnante de ce qu’est exactement la Silicon Valley.

« Le secret du succès de la Silicon Valley reside dans deux aspects uniques de la région. D’abord, un état d’esprit entrepreneurial permanent, incitant à rechercher l’innovation de rupture et plutôt que seulement incrémentale. Cela suppose de ne pas être adverse au risque, chose peu imaginable pour beaucoup de Français. Nulle part ailleurs on ne peut autant affirmer que « the sky is the limit ». Chaque ingénieur, chaque investisseur, chaque étudiant est à l’affût d’une piste de réussite (financièrement comme techniquement) de type exponentiel. Google, Sun, Cisco, Yahoo ont toutes été fondées par de jeunes étudiants de Stanford ! Hewlett et Packard ont aussi commencé leur aventure en 1939 ici, dans leur garage… ».

Les étudiants du Moho1 autour de Georges Nahon, Président d'Orange Labs SF

Deuxième point essentiel : la proximité géographique et intellectuelle de tous les acteurs indispensables à la chaîne de l’innovation. L’université de Stanford est entourée de milliers d’ingénieurs, designers, marketeurs, hommes d’affaires ou avocats, tous tendus vers le rêve de la réussite entrepreneuriale et innovante: «Un étudiant de 20 ans (comme vous !) peut facilement être reçu une matinée entière par un richissime investisseur, si ce dernier perçoit un potentiel dans son projet. Never overlook a potential success story. Never.»

Mais quels sont les signes concrets de cette effervescence intellectuelle ?

«  La presse américaine a les yeux littéralement rivés sur la SV. Fastcompany.com classe chaque année les entreprises les innovantes, et elles sont pour la plupart ici. Aux USA, un aventurier du business, un pionnier créateur d’une start-up fulgurante type Google, est souvent plus admiré qu’un magnat de l’industrie. Conséquence, 50% du capital-risque américain est investi ici chaque année ! »

Alors, quelles tendances attendez-vous pour le futur, M. Nahon ?

« Google a gagné le premier round, mais ce n’est que le début. Pour 2009, nous attendons beaucoup de la video sur le web, des réseaux sociaux 2.0, et de l’emploi facile de données personnelles en ligne.  Plus tard, je ne crois pas trop au web 3.0, dit « sémantique », qui comprendrait les phrases humaines comme un humain. Une machine reste une machine. En revanche, je suis persuadé du succès futur du web 4.0, dit intelligent. Today, information waits for you, but tomorrow intelligent information will find you, as they say ».

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