Shanghai 2010 -The CPI Way

Mercredi 20 octobre 2010 marie Publié dans 2010| Shangai, Non classé | Aucun commentaire »

Impression des gagnants de CPI 2009 partis à Shangai, épisode 5, dernier épisode !

Au fil des lignes et des articles, nous retrouvons nos impressions, nos curiosités, nos déceptions mais aussi nos surprises et notre enchantement !

Dans cet article, nous continuerons à vous promener dans les allées de l’exposition, au milieu des pavillons, ceux que nous avons visités et qui nous ont marqué ainsi que ceux dont les portes nous sont restées fermées et que nous regrettons.

Prenons du beau pour commencer !

Le Canada ! Un des plus populaires de l’exposition pour sa forme communautaire : courbé comme la lettre C offrant ainsi un vaste espace à l’intérieur favorisant l’échange.

Le pavillon a été conçu par  le cirque du soleil d’où l’originalité de son contenu interactif invitant au jeu et à la découverte des thématiques vertes.

Ainsi, en plus des matériaux en bois, des techniques de projections modernes et innovatrices utilisées, le pavillon invite à l’échange. Il faudra par exemple enfourcher des bicyclettes et pédaler pour se voir projeter autour de soi la vision qu’apporte le Canada d’un monde nouveau où la verdure et le communautarisme priment.

Nous avons ensuite visité l’incontournable, le pavillon de la première puissance mondiale, les Etats-Unis. Malgré l’important nombre d’investisseurs présents pour ce pavillon, sa grandeur n’égalait pas celle du pays qu’il représentait.

Toutefois,  le pavillon reflète à plusieurs niveaux la culture américaine. Après avoir croisé des shows d’enfants déguisés en pop stars, nous avons été accueilli par le sourire de ses habitants qui font patienter les groupes de visiteurs en échangeant avec eux en chinois.


Succède ensuite un discours du président américain, diffusé dans une sorte de salle de cinéma, qui prône et rappelle l’ouverture de son pays et sa diversité. D’ailleurs le pavillon américain doit sa notoriété aux nombreuses personnalités (ex : Arnold Schwarzenegger) qu’il accueille ponctuellement et que nous n’avons malheureusement pas eu la chance de croiser.

La dernière salle du pavillon projette un film en 4D en harmonie avec le thème de l’exposition ‘meilleure ville, meilleure vie’.
On y suit l’histoire d’une petite fille de 10 ans qui essaie de transformer un morceau de terre dégradée en une oasis et qui finit par y arriver quand le voisinage unit ses forces pour l’aider.

Le pavillon américain bien que chaleureux nous a quelque peu déçu par son manque de contenu innovant. Heureusement que l’Argentine, sans innover, et en répondant même à la désignation  d’office de tourisme mondial nous a transporté pour quelques instants magiques à travers ses spectacles de Tango.


Notre inaccessible fut le pavillon chinois. Impressionnant de part sa forme et sa hauteur, c’était le pavillon le plus populaire de l’exposition et y accéder nécessitait une réservation avec plusieurs jours d’avance.



Pour conclure, nous sommes sans doute partis avec une idée différente de ce que représentait l’Exposition Universelle mais celle ci en valait définitivement le détour et l’expérience CPI encore plus !

La notre a duré deux ans pendant lesquels, nous avons appris à se connaître, s’apprécier, reconnaitre les qualités de chacun et en prendre avantage ! A refaire sans hésitation !

En conjuguant la Chine à l’Exposition Universelle, nous retrouvons une nostalgie naissante sur nos visages au moment de quitter ce pays, si différent des nôtres, où l’insolite a rempli nos quotidiens mais aussi où l’aventure CPI a pris fin.

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L’Espagne, de la ville de nos parents à la ville de nos enfants, visite en VIP !

Mardi 12 octobre 2010 marie Publié dans 2010| Shangai, Non classé, Study Trip | Aucun commentaire »

Impression des gagnants de CPI 2009 partis à Shangai, épisode 4 !

Nous avons eu la chance de visiter le pavillon très prisé de l’Espagne (jusqu’à plus de 40 000 visiteurs par jour) grâce à Monsieur Salvador Pons Correa qui nous a reçus en tant que « VIP ». Il nous a éclairés sur l’Exposition universelle, nous a donnés quelques explications sur le pavillon et a répondu à toutes nos questions.

Salvador Pons est le Project Manager et Operations Director du pavillon. Il travaille sur le projet depuis novembre 2008. La construction du pavillon a débuté en avril 2009 et fut terminée en un temps record de douze mois. Le projet a coûté environ 55 millions d’euros, soit le plus gros investissement jamais réalisé par l’Espagne pour un événement se déroulant à l’étranger. Chaque pays a la responsabilité d’entretenir son pavillon durant les six mois d’exposition et doit également prendre en charge le démantèlement du pavillon ainsi que le recyclage des matériaux une fois l’événement terminé.

Le pavillon de l’Espagne est l’un des rares à être entièrement sponsorisé par l’Etat. Contrairement à d’autres pavillons (la France ou les USA par exemple), aucune marque ou nom d’entreprise n’est affichée à l’intérieur. Seul un petit espace expose et promeut à tour de rôle les vins des différentes régions d’Espagne. Lors de notre passage, le vin à l’honneur était le fameux vin de Rioja !

La Chine se démarquant comme une nouvelle grande puissance mondiale, l’Exposition est l’occasion pour l’Espagne de se rapprocher de la Chine et pour les entreprises espagnoles de nouer des liens commerciaux avec les entreprises chinoises. A ce titre, le pavillon sert de plateforme pour les entreprises espagnoles et chinoises et prévoit ainsi dans les parties non ouvertes au public que nous avons visitées, plusieurs salles de réunion qui sont mises à la disposition des entreprises.

Le pavillon espagnol, même s’il n’abrite pas d’innovations majeures, nous a agréablement surpris et fait partie des pavillons que nous avons le plus appréciés en raison du caractère original et naturel de son design.  Le pavillon a été réalisé par l’architecte italienne Benedetta Tagliabue et s’étend sur une superficie d’environ 7500 m². Le thème du pavillon est « de la ville de nos parents à la ville de nos enfants », ce qui évoque la transmission de l’héritage vers les générations futures. L’Exposition est l’occasion d’un voyage dans le temps retraçant les grandes étapes du développement urbain en Espagne.

L’extérieur, recouvert de 8524 coquilles d’osier noir, marron et beige, tissées dans la province du Shandong, est très surprenant. Les architectes espagnols ont voulu recouvrir leur pavillon d’une sorte de “peau de tigre” en référence à 2010 qui est l’année du tigre dans le calendrier chinois. Le pavillon espagnol est également surnommé « le panier d’osier ».
Il est constitué d’une structure en acier et en verre qui, recouverte de panneaux d’osier imperméables, permet à la lumière du jour de pénétrer à l’intérieur tout en y maintenant une température raisonnable.

L’intérieur du pavillon se compose de trois halls d’exposition, dont les scénographies ont été créées par des artistes couvrant trois décennies du cinéma espagnol, et d’un restaurant dans lequel les visiteurs peuvent découvrir la gastronomie ibérique.

Dans la première salle, nous sommes accueillis par des images fortes et résonnantes, projetées sur les parois d’une sorte de grotte. Le court-métrage réalisé par Bigas Luna est un mélange de nature, de passions, de sport et d’arts dont l’objectif est d’explorer « l’origine » de la culture espagnole. Puis soudain, une danseuse de flamenco placée au milieu de la salle se réveille et exécute une chorégraphie de quelques minutes. 

Nous pénétrons ensuite dans la deuxième salle où sont projetés sur six écrans « totems » des scènes « urbaines » de la vie quotidienne espagnole et les accomplissements industriels, technologiques, culturels et sportifs des dernières décennies. Les vidéos ont été produites sous forme d’un petit film par l’ancien cinéaste espagnol Basilio Martin Batino pour qui il a fallu pas moins d’un an et demi  pour créer la pièce parfaite !

La troisième salle est l’une des plus insolites de l’Exposition. Dès que l’on rentre, nous apercevons la star du pavillon espagnol, un bébé géant de 6,5 m de hauteur. Le bébé mécanique « Miguelin », fabriqué en silicium, est très réaliste. Il « respire », bouge, cligne des yeux, sourit et est capable de faire 32 gestes différents pour saluer les visiteurs du pavillon espagnol. Cette création de la réalisatrice Isabel Coixet montre le « rêve d’enfant », de l’avenir et de la ville idéale. Il représente également la passion commune entre l’Espagne et la Chine pour les enfants. En effet, il s’agit d’un thème d’actualité pour la Chine qui depuis les années 80 a mis en place la politique de l’enfant unique. Les familles mettent aujourd’hui tous leurs espoirs de réussite dans leur progéniture.

Enfin, Salvador Pons nous a expliqué que l’objectif du pavillon de l’Espagne est de mettre en avant une image moderne et contemporaine des villes espagnoles et de faire connaître et d’accroître la réputation du pays auprès des Chinois qui connaissent peu voire pas du tout l’Espagne.

En tout cas, même si certains d’entre nous connaissent bien l’Espagne, nous sommes sortis du pavillon en ayant éprouvé quelque chose et convaincus que ce pavillon était résolument l’un des plus intéressants et marquants de l’Expo Shanghai 2010 !


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A la découverte de quelques pavillons de l’expo universelle de Shangaï…

Samedi 2 octobre 2010 marie Publié dans 2010| Shangai, Non classé, Study Trip | Aucun commentaire »

Impression des gagnants de CPI 2009 partis à Shangai, épisode 3 !

La plupart des pavillons nationaux ne représentent pas un grand intérêt du point de vue de l’innovation. En effet, ils sont souvent de simples vitrines où sont mis en avant la culture, les territoires et quelques entreprises partenaires.









Nous pouvons prendre l’exemple du premier pavillon que nous avons visité, à savoir le pavillon marocain. En forme de riad, on peut trouver à l’intérieur des fresques réalisées de manières traditionnelles, des projections d’images du Maroc. On peut également y voir des artisans en action, des tapisseries et quelques objets représentatifs de la culture marocaine.








L’exemple du Qatar est encore plus marquant, car après nous avoir exposé le mode de vie traditionnel qatari, le pavillon met en avant la Qatar Airways et permet à certains visiteurs d’essayer les sièges d’une cabine de première classe ou de découvrir comment le Qatar investit dans le futur.

Il en est de même pour le pavillon des Emirats Arabes Unis, où seul le procédé de projection est innovant. Des personnages à taille humaine sont projetés sur plusieurs faces de cubes suspendus. Ici encore, la culture et l’histoire du pays sont mises en avant.

La situation est encore plus délicate pour les pays ayant attribué un budget modéré à l’expo, pour lesquels le pavillon est contenu dans un hall commun à plusieurs pays. Ici, l’exposition est réduite à l’essentielle : la simple présentation du pays.
Plutôt décevant, le pavillon de l’Arabie Saoudite, malgré un budget colossal, ne propose pas plus qu’une promenade de quatre minutes sur un tapis roulant au-dessus d’un gigantesque écran hémisphérique (le plus grand du monde) où l’on peut voir des images et vidéos de paysages de l’Arabie Saoudite. La démarche est certes impressionnante mais ne nous convainc pas pour autant.

L’exposition permet aussi d’explorer des pavillons insolites, en l’occurrence des pavillons tels que le pavillon iranien qui accueille le visiteur avec un message du président de la république islamique dans lequel il nous explique qu’une meilleure ville est une ville où les hommes se tournent vers le divin. Son proche voisin (sur le site de l’expo), la Corée du Nord nous assure que son état est un « Paradis pour le peuple », allégation uniquement étayée par des vidéos, dont la colorimétrie trahit leur âge avancé, et dans lesquelles le dit peuple est soit absent soit en train de défiler en souriant.

Le pavillon français nous réserve heureusement une meilleure surprise (cocorico). Ici toujours pas d’innovation mais la découverte d’un concept intéressant : la ville sensuelle.
La visite commence par la traversée d’un patio depuis lequel on peut admirer le jardin vertical présent sur la façade intérieure de l’édifice. Puis un escalator nous emmène directement au sommet pour le début d’une promenade circulaire descendante.
Le long des couloirs, le visiteur est interpelé par des fontaines de lumière, des tableaux interactifs ou encore un mur semi-virtuel - mélange de fenêtres donnant sur la cuisine du pavillon et d’écrans affichant des angles de vue différents de cette même cuisine, et donnant un aperçu cubiste de l’ensemble.  
Viennent par la suite des stands d’entreprises partenaires (Lafarge, LVMH, Sanofi-Aventis, Michelin) qui jouent eux aussi avec les sens des visiteurs.


Les autres pavillons européens cachaient sans doute d’autres surprises, mais n’ayant pas d’accès prioritaire particulier dans les autres pays, il ne nous était pas possible d’en visiter beaucoup, principalement à cause des temps d’attente impressionnants.
Un des pavillons les plus intéressants était situé dans la zone des pavillons régionaux. Il s’agit du « Pavilion of Future ». Le seul qui nous ait réellement plongés dans une vision prospective de la ville idéale grâce à l’usage de nouvelles technologies.
On retrouve dans le premier hall la diffusion d’extrait de films culte de science fiction mettant en avant des paysages urbains (Métropolis, Blade Runner). Dans le hall suivant est projeté sur des écrans en forme de livres ouverts l’état de l’art en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme avec la présentation de projets connus comme ceux de Le Corbusier ou Frank Lloyd Wright.

Dans la salle suivante, il est possible de découvrir une multitude de nouveaux projets innovants en termes d’urbanisme regroupés par pôle – énergie, communication et transport.








Dans le troisième hall, on retrouve des jeux de lumières et de sons autour de pôles symbolisant chacun un centre névralgique de la ville.  Et pour finir dans la quatrième et dernière salle sont présentées des innovations technologiques.

A part pour quelques pavillons dont le pavillon du futur, on est assez loin du « Better City, Better Life », le thème de cette exposition universelle. L’innovation réside principalement dans l’architecture de certains pavillons.
Les cinq à dix minutes de visite de pavillon valent-elles les deux à quatre heures de queue nécessaires pour en faire la visite ?

Ceci est une question légitime, surtout lorsque l’on considère certains visiteurs, étrangement en proportion non marginale, qui traversent les halls d’expositions au pas de charge, ne s’arrêtant que devant le spectaculaire et arrivant donc à établir des records de vitesse de visite.


Il est intéressant de noter que ces derniers prendront néanmoins le temps de faire apposer sur leurs « passeports de visite » le tampon du pays qu’ils viennent de traverser.

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Exposition universelle ou “office du tourime mondial”?

Mercredi 15 septembre 2010 marie Publié dans 2009 | Evènements, 2009 | Projets CPI, 2010| Shangai, Actualités Innovation, Focus Projet | Aucun commentaire »

Impression des gagnants de CPI 2009 partis à Shangai, épisode 2 !

159 ans après l’inauguration de la grande exposition de 1851 à Londres, la Chine accueille entre mai et novembre 2010 la plus grande Exposition Universelle jamais réalisée,

 

Quand la capitale anglaise réussissait le pari fou de recevoir 6 millions de visiteurs, un siècle plus tard, ce sont plus de 100 millions de visiteurs qui foulent le sol chinois, espérant être éblouis par les dernières pratiques et avancées technologiques en matière d’innovation urbaine. C’est dans cette optique que nous sommes partis le 3 juillet 2010 pour Shanghai.

 

Après avoir arpenté pendant quelques heures les allées surpeuplées du gigantesque site de l’Exposition, nous nous rendons compte progressivement que la réalité ne correspond pas à ce que nous avions imaginé.

 

En 1851, lors de l’inauguration de la première Exposition Universelle en Angleterre, les visiteurs représentent toutes les nations d’Europe voire même au-delà. Tous veulent voir les réalisations de la nouvelle ère industrielle qui est en train de naître. En revanche, à Shanghai, les visages que nous croisons aux détours des allées, dans les files d’attentes, ou encore à l’intérieur des pavillons, sont ceux de chinois. Ils représentent plus de 90% des visiteurs et viennent de toutes les provinces du pays.

 

Chinois, mais issus pour la plupart de la classe moyenne, voire populaire selon Jian Li, un jeune architecte rencontré dans l’un des restaurants branchés de la concession française. Originaire de Shanghai, Jian vit une partie de l’année à Barcelone et l’autre en Chine. A priori sensible au thème de l’Exposition « Meilleure ville, meilleure vie », il nous confie qu’il n’est pas encore allé visiter l’Expo et qu’il n’ira probablement pas. Les quelques stations le séparant de cet événement mondial et historique pour son pays, n’y changeront rien. D’ailleurs, pour lui comme pour la plupart de ses amis, le « spectacle » n’en vaut pas la chandelle.

 

Même si l’élite shanghaïenne boude l’événement, cette Exposition Universelle cible très clairement tous les chinois. Aujourd’hui les enjeux ne sont plus les mêmes ; le pays organisateur ne cherche plus à séduire les visiteurs du monde entier, mais ce sont bien les pays exposants, en d’autres termes, le monde, qui tente par tous les moyens de séduire son hôte : la Chine, un potentiel business inestimable pour un occident qui s’essouffle.

 

Cette réalité, en partie assumée, a toutefois un impact sur l’événement. Le temps où l’on présentait les dernières découvertes scientifiques qui allaient changer le monde est bel et bien révolu. Aujourd’hui, les innovations technologiques ne sont plus à la gloire du progrès et des hommes qui les ont inventées ; elles soutiennent les stratégies marketing de chaque pays exposant. Lorsque l’Arabie Saoudite dépense des millions de dollars pour accueillir dans son pavillon le plus grand écran du monde et projette des images de désert et autres représentations caricaturales du folklore national, l’expérience est tristement pauvre et dénuée de sens pour le visiteur. Une fois encore, le thème de l’innovation urbaine est éludé. La forme l’emporte sur le fond. Cette impression se confirme lorsque nous rencontrons dans le pavillon du Maroc, Yassin, un jeune membre de la délégation Marocaine. Dans un anglais parfait, il nous explique sur un ton détaché que l’objectif des pays exposants est très simple : « Nous voulons une chose, que les chinois se souviennent du nom de notre pays et au mieux, qu’il sache le placer sur une carte »

L’Exposition Universelle, dans son sens historique, n’est plus. Les pays n’exposent plus leur vision de l’avenir mais s’exposent tout simplement. L’objectif consiste donc à promouvoir son pays auprès de la nation en passe de devenir la première puissance mondiale. L’Exposition Universelle est-elle vouée à devenir un « office du tourisme mondial » ? Faut-il regretter l’ambition des premières Expositions ?

Même si ces deux questions restent en suspens pour l’instant, nous espérons en tout cas que la prochaine Exposition Universelle de 2015 à Milan nous aidera à y répondre.

Par l’équipe gagnante du programme CPI 2009, équipe Orange

 

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Bienvenue à Shangai, la ville des contrastes

Mercredi 25 août 2010 marie Publié dans 2009 | Evènements, 2009 | Projets CPI, 2010| Shangai, Evènements CPI, Focus Projet, Non classé | Aucun commentaire »

L’équipe CPI “Orange - SMS on the spot”, gagnante du programme en 2009 est partie à Shangaï pour l’Exposition Universelle. Ils nous racontent leurs aventures, leurs impressions. Voici le premier article d’une série sur leur voyage !

« En moins de 10 ans, Shanghai est passée du Moyen-âge au futur ». Cette mutation de la ville « au-dessus de la mer » s’apprécie à différents niveaux…

 Après un vol de 14 heures, nous voilà enfin arrivés à Shanghai.

 A la sortie de l’aéroport, nous empruntons le Maglev,[1] moyen le plus simple, rapide et impressionnant pour se rendre au cœur de la ville. Nous découvrons alors la banlieue périphérique de Shanghai, composée de barres d’immeubles et de champs de récoltes s’étalant sur des kilomètres.

La sortie du train marqua notre premier « choc ». Non pas culturel, mais climatique… Une forte chaleur, associée à un taux d’humidité important, fut difficile à gérer les premiers jours.

La modernité de la ville ne tarde pas à nous frapper. Si le contraste entre passé et futur est omniprésent, le meilleur endroit pour apprécier cet écart architectural reste le Bund.

Le Bund est la célèbre zone de promenade aménagée le long du fleuve Huang Pu. Ce fleuve sépare le quartier du Bund, de celui de Pudong et marque véritablement une frontière entre le passé et le futur.

 Pour y accéder, nous empruntons un métro flambant neuf, optimisé pour faciliter le repérage et la navigation, et agrémenté de télévisions diffusant les informations nationales.

 

 

Dans le Bund, nous trouvons de vieilles maisons avec dans leurs cours intérieures, des vêtements qui sèchent, et des abris de fortune. Plus proche du fleuve, les bâtiments alignés sur le front de rivière disposent d’une architecture datant des années 1920.

En face, le quartier de Pudong est sorti de terre au milieu des années 90. Les nouveaux immeubles de la zone rivalisent de design futuristes et de hauteur à couper le souffle. Pour preuve, on y trouve le Shanghai World Financial Center, le troisième plus grand gratte-ciel du monde après la Burj Dubai et la tour Taipei 101. Ce gratte-ciel culmine à 492 mètres et possède 101 étages.

L’observation de ces contrastes architecturaux nous force également à constater de véritables contrastes sociétaux.

 La ville, toujours active, évolue au détriment du bien-être de la population ouvrière. Les travaux ne s’arrêtent jamais… et impactent définitivement leur rythme de vie. Ainsi, il n’était pas rare de croiser en pleine nuit, dans des fast-food ouverts en continue, des personnes y dormant, en attendant de rentrer chez eux à plusieurs dizaines de kilomètres du centre, où les prix de l’immobilier croît inlassablement.

La mutation de Shanghai se base aussi sur les usages des villes occidentales. Cette constatation se retrouve parmi différents points d’attention de la ville, notamment dans la cuisine et le rapport aux occidentaux.

Un vaste choix de restaurants est proposé, allant de la cuisine locale (plats à la vapeur, poissons, …) à la grande cuisine internationale et en passant par une offre de plus en plus large de fast-food.

 Une grande part de la population semble captivée par l’occident. Il n’était pas rare que des Chinois s’intègrent à nos photos de groupe, ou que nous soyons spontanément sollicités pour une photo. C’est naturellement avec un grand plaisir et une certaine surprise que nous nous sommes pris au jeu.

 Ces situations nous ont fréquemment permis d’amorcer des discussions avec des Chinois.

Il n’était néanmoins pas simple d’échanger dans la langue de Shakespeare… Que ce soit à l’hôtel, au restaurant ou dans la ville, les échanges étaient, la plupart du temps, très limités. L’outil couramment utilisé pour communiquer, n’était ni un dictionnaire, ni un traducteur, mais une calculette nous permettant de se mettre d’accord sur un tarif… 

Cette fascination pour l’occident se retrouve également dans les marques consommées, qui sont valorisées via une communication impressionnante et proposées dans des centres commerciaux luxueux.

Pour ceux qui ne peuvent s’offrir ces produits, le « Fake Market », en plein centre ville, regroupe sur cinq étages, les copies de l’ensemble des grandes marques occidentales à des prix extrêmement bas.

Modernisme et tradition, transformation et dérive, Shanghai, ville des contrastes, incarne plus que jamais le symbole d’une Chine nouvelle et véritablement étonnante !

 

Article écrit par l’équipe gagnante du programme CPI 2009, l’équipe Orange


[1] Train à lévitation magnétique qui atteint une vitesse de pointe de 400 km/h


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Moho, le study-trip CPI dans la silicon Valley, trouve un certain…échos dans la presse

Vendredi 8 août 2008 Mathieu Maire Publié dans 2008 | Moho San Francisco, CPI dans la presse, Study Trip | Aucun commentaire »

Laetitia Mailhes, correspondante dans la Silicon Valley du quotidien économique Les Echos, est venue à la rencontre de l’ensemble des participants du Moho à San Francisco lors d’une après-midi.  Dans son article “Voyage d’étude dans le fied de l’innovation” publié dans l’édition d’hier des Echos, Laetitia Mailhes retrace la “Moho-aventure” et les entretiens qu’elle a pu avoir avec certains des mohotians.

Vous pouvez télécharger l’article au format PDF .

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Le Moho dans l’Atelier Numérique de BFM Radio

Dimanche 22 juin 2008 Mathieu Maire Publié dans 2008 | Moho San Francisco, CPI dans la presse, Study Trip | Aucun commentaire »

Vous connaissez tous l’Atelier Numérique, l’excellente émission hebdomadaire de BFM Radio consacrée aux nouvelles technologies et à l’innovation.

Pierre Hanania, Nicolas Pasquet et Olivier Cotinat ont eu le plaisir d’être interviewés par Dominique Piotet pour sa rubrique Silicon Carnet en direct de San Francisco. L’occasion de revenir sur le Moho, ses principes fondateurs, ses objectifs et les premiers retours d’expérience.

>>Réécouter l’extrait de l’édition de l’Atelier Numérique BFM du 21 juin 2008 consacré au Moho (12 mn).

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Carnets de Voyage, conclusion : « Stay Hungry. Stay Foolish »

Jeudi 12 juin 2008 Pierre Hanania Publié dans 2008 | Moho San Francisco | Aucun commentaire »

Nous voici déjà arrivés au terme de ce voyage Moho dans la Silicon Valley, la terre promise de l’innovation… Les étudiants CPI et tous les mohotians quittent aujourd’hui la Californie époustouflés par la foi entrepreneuriale locale, l’envie de changer le monde et l’accueil chaleureux qui nous a été fait.

Toute l’équipe CPI est ravie de constater que l’esprit qu’ils essayent de leur inculquer grâce à ce cours, a trouvé une illustration parfaite en cette semaine de visites hors-normes. Nous espérons tous, locaux et mohotians, que cette initiative sera reconduite à l’avenir pour tisser des liens renforcés entre CPI et Stanford. D’autres « Moho » sont par ailleurs en projet pour de nouvelles destinations…

Pour l’heure, tâchons de garder en mémoire le dynamisme qui règne dans cet écosystème atypique, et de le ramener dans nos valises. L’innovation est avant tout un état d’esprit. Elle requiert assez de ténacité et d’indépendance intellectuelle pour tenter de réaliser des idées farfelues sur le papier. Une philosophie de la vie, à laquelle Steve Jobs a su rendre un hommage magnifique lors de la Cérémonie de remise des diplômes de Stanford en 2005.


« Your time is limited, so don’t waste it living someone else’s life. Don’t be trapped by dogma, which is living with the results of other people’s thinking. Don’t let the noise of other’s opinions drown out your own inner voice. And most importantly, have the courage to follow your heart and intuition. They somehow already know what you truly want to become. Everything else is secondary (…). Stay Hungry. Stay Foolish. »

Nous tenons à remercier tous ceux qui ont rendu le Moho possible, à commencer par les fondateurs de CPI qui ont su nous transmettre leur enthousiasme et qui nous ont permis de vivre ce voyage de rêve, totalement inoubliable.

Moho 2008…..THE END !

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Carnets de Voyage : Google, l’innovation de tous les records

Vendredi 6 juin 2008 Pierre Hanania Publié dans 2008 | Moho San Francisco | Aucun commentaire »

Après des semaines d’impatience, il est temps pour les Mohotians de poser un pied en Terre Sainte de l’innovation: aujourd’hui, visite du Googleplex, à Mountain View !

Cet endroit bien gardé est le centre d’ingénierie de Google, qui emploie environ 4000 personnes. Son apparence est celle d’un campus aux couleurs pour le moins chatoyantes, mais qu’on ne s’y trompe pas : ici, on travaille très dur.

Les étudiants en programmation du monde entier se battent pour travailler dans ce qui est l’un des plus gros repères de talents du domaine. Le cadre est d’un confort exceptionnel, version futuriste d’un campus universitaire avec des terrains de beach volley et des piscines au sein du complexe. Dans cette fourmilière bien huilée, la vie n’est néanmoins pas de tout repos.

Les programmeurs sont évalués en permanence sur la quantité et la qualité du code qu’ils sont capables de produire chaque jour, et leur supérieur hiérarchique peut à tout moment avoir accès à leur écran de travail pour vérifier leur avancement ! Par ailleurs, 20% du temps de travail hebdomadaire peut être dédié au développement d’un projet personnel : un moyen astucieux d’internaliser l’innovation individuelle des salariés.

Google n’a aujourd’hui plus grand-chose à voir avec la petite start-up de 1998. C’est assez fascinant et incroyable d’imaginer qu’il y a 10 ans, la société existait à peine !

Ses dirigeants maintiennent toutefois un esprit particulier à travers leur grande conférence hebdomadaire du vendredi après-midi qui s’est déroulé lorsque nous étions présents.

Il est difficile de dire jusqu’où ira Google. De multiples services sont en préparation dans le googleplex, qui iront bien au-delà de Gmail et Google Earth. Une seule chose est sûre : Google est bien l’innovation numéro 1 de la dernière décennie. Créée, comme le veut la légende, par deux étudiants de notre prochaine destination…

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Carnets de Voyage: l’Atelier BNP Paribas à San Francisco

Vendredi 6 juin 2008 Pierre Hanania Publié dans 2008 | Moho San Francisco | Aucun commentaire »

Effervescence parmi les Mohotians : aujourd’hui a lieu la visite de l’Atelier Numérique BNP Paribas de San Francisco.

Dominique Piotet, pouvez-vous nous dire qui vous êtes et ce que fait exactement   l’Atelier BNP Paribas ?

« Pour faire simple, je suis le directeur de l’Atelier BNP de San Francisco. Je suis également journaliste pour La Tribune et BFM Radio, où j’anime une chronique sur la Silicon Valley. L’Atelier est un petit poste avancé de la banque en Californie, qui essaie d’être un spectateur engagé. Notre équipe compte 5 personnes qui travaillent sans compter leurs heures. Nous faisons de la veille technologique et innovante, et publions une newsletter hebdomadaire pour le groupe BNP. Nous organisons aussi des événements entre Français de la Vallée, et essayons de renforcer le réseau franco-californien par des voyages d’observation de types divers et variés. Nous réalisons enfin des études et analyses sur mesure pour des clients parfois prestigieux tels que Total, Renault ou encore Air France.

Depuis des années que vous arpentez la Vallée, quels sont les points qui vous ont marqué, avec le recul ?

Je suis particulièrement intéressé par internet. Dans une banque, l’usine c’est l’informatique, il est donc logique pour nous d’étudier le web sous toutes ses coutures. Internet, c’est la concrétisation incontestable de l’ambition entrepreneuriale californienne : penser global et changer le monde. Le mythe de l’inventeur génial dans son garage est bien vivant. Sans oublier l’aspect hippie d’il y a 30 ans: la fête et l’anticonformisme sans limites. Pas d’a priori. Ici, on ne vise pas une clientèle régionale, on vise l’innovation de rupture qui va toucher tous les marchés mondiaux. Difficile de faire plus puissant que Google dans ce registre.

C’est une différence avec la France ?

Clairement. Les gens qui ont une vision universelle des choses ne se posent pas de limites. Je suis convaincu qu’en France, le manque d’ambition mondiale est plus un problème que la fiscalité. La pseudo facilité de créer une boîte aux USA me semble également toute relative, mais ce n’est que mon avis…

Maintenant qu’il est mondial, comment voyez-vous évoluer l’impact d’internet sur notre société ?

Dans la forme des innovations proposées, je ne sais pas. Je pense qu’internet est fondamentalement imprévisible. Dans le domaine des nouvelles technos, la fonctionnalité d’un produit dépasse souvent l’idée initiale de son inventeur. L’idéal pour qu’un business model web marche, c’est de rendre gratuit quelque chose de payant in real life. Mais ça ne suffit pas toujours. Il y a un réaménagement complet de certaines chaînes de valeur, mais pas toutes.

Sur le fond en revanche, je développe dans mon livre l’idée d’entreprise liquide. C’est-à-dire que la frontière entreprise/monde extérieur est rendue poreuse par les nouvelles technologies de communication. A l’intérieur de l’entreprise, le réseau est souvent merdique (sic) et les sites de travail collaboratifs 2.0 interdits. En dehors, les gens font ce qu’ils veulent avec des outils toujours plus rapides et incroyables (comme les wikis). Je pense que cette différence n’est pas tenable à long-terme. Les consommateurs veulent leur mot à dire sur les produits, ils sont même prêts à le dire à l’entreprise pour l’aider à s’améliorer. Le comble étant Wikipedia et Youtube, qui grandissent d’eux-mêmes sous l’effet collectif. »

L’après-midi se termine par la participation de l’équipe CPI dans l’Atelier Numérique sur BFM Radio que vous pouvez écouter dans cet article du blog.

Merci à Dominique Piottet pour son accueil, sa disponibilité et les discussions passionnantes que nous avons eu tous ensemble. En plus, il nous a gentiment remis plusieurs exemplaires de son dernier livre “ Comment le Web change le monde” que nous vous recommandons de lire ! Go Moho, Go !


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